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    Un macchabée comme passager, une aubaine

    Devant la rareté actuelle des clients, de plus en plus de chauffeurs de taxi se voient obliger de travailler la nuit. En effet, le montant des courses nocturnes est plus rentable, d’autant qu’aucun embouteillage ne gêne la circulation. On les voit s’agglomérer, tout autour des restaurants, des boîtes de nuit, ainsi que des hôpitaux.

    Sauf que ceux qui attendent auprès des hôpitaux ne sont pas toujours censés transporter des malades car ces derniers temps une pratique un peu particulière a vu le jour, celle de transporter un mort en guise de client. «Ce genre de passager est appelé «colis» dans notre jargon. Nous n’effectuons la course que la nuit, rarement le jour», a témoigné un taximan de la place.

    En effet, au lieu de louer une ambulance, dont le coût est évalué par kilomètre, la famille du défunt préfère s’arranger avec les chauffeurs de taxi. On place le fameux «colis» entre deux passagers sur la banquette arrière, comme s’il était encore vivant, bernant ainsi les éventuels contrôles de police. Et notre interlocuteur de noter que le montant de la course pour ce genre particulier de passager tourne autour 40 000 ariary, soit le quadruple d’une course normale.

    Sera R.

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