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    Bourses extérieures : 41 mois d’impayés, selon l’Apebeme

    Bourses extérieures : 41 mois d’impayés, selon l’Apebeme

    L’Association des parents d’étudiants boursiers de l’Etat malgache à l’extérieur (Apebeme) affirme que 41 mois de bourses d’études restent encore impayés jusqu’à ce jour.

    «Nous avons attendu depuis le mois de septembre dernier qu’au moins un paiement partiel de ces arriérés serait effectué. Mais jusqu’ici notre requête reste lettre morte», a déploré hier le président de l’Apebeme, Alexandre Randrianjanahary. Selon ses explications, cette estimation remonte au mois de novembre 2011, période à laquelle le paiement de ces bourses a connu un premier problème. Pour le moment, les étudiants s’entraident autant qu’ils peuvent à sortir de cette impasse, épaulés la plupart du temps par leurs collègues issus d’autres pays. «Avec la conjoncture actuelle à l’étranger, il est très difficile de trouver des petits métiers pour combler la lacune», a indiqué le président de l’Apebeme.

    4 mois envolés

    D’après toujours Alexandre Randrianjanahary, seuls les étudiants en Chine ont perçu deux mois de bourses en octobre dernier, sur les quatre mois promis par l’Etat. «Où sont donc passés les deux autres mois ?», s’interroge-t-il. Le montant mensuel des bourses étant estimé à 650 euros par étudiant, «Ces deux mois n’arrivent même pas à couvrir les frais d’équipement qui sont évalués à 1 474 euros», a-t-il précisé. «Le même scénario s’est renouvelé au mois de décembre dernier, mais toujours pour un montant total de deux mois, au lieu de quatre», a-t-il poursuivi. Ce qui laisse perplexes les parents, car en réalité les étudiants n’ont perçu que 4 mois de bourses sur les 8 mois promis et annoncés par l’Etat. «Un montant qui ne suffit pas à couvrir les arriérés de ces étudiants, si nous ne parlons que du loyer», a témoigné le président de l’association.

    Rentrer bredouille au pays

    Un autre problème que l’Apebeme a soulevé concerne les étudiants qui sont obligés de rentrer bredouilles, bien qu’ils aient fini leurs études. « Leurs encadreurs refusent qu’ils présentent leur soutenance de thèse à cause des frais et droits impayés », indique Alexandre Randrianjanahary. Quelques-uns d’entre eux ont réussi à présenter leur soutenance après d’âpres négociations, mais on a refusé par la suite de délivrer leur diplôme, toujours à cause de leurs dettes. « Le pire est que ces étudiants font l’objet de jasement et de critiques actuellement une fois qu’ils ont rejoint leur ville natale. Ce qui ne fait qu’aggraver leur situation », a noté le président de l’Apebeme. Ce dernier estime ainsi que l’Etat, par le biais du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, fasse le nécessaire pour négocier cette affaire de diplômes et de soutenance non présentée.

    Sera R.

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