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    Education-Vacation dans les écoles privées : les fonctionnaires sur la corde raide

    Education-Vacation dans les écoles privées : les fonctionnaires sur la corde raide

    La mesure prise récemment par le ministère de l’Education nationale (Men), relative à la chasse aux fonctionnaires fantômes, notamment ceux qui dispensent des cours dans les écoles privées tout en restant fonctionnaires, inquiète plus d’un. Quelques enseignants concernés par cette disposition crient au scandale.

    «Bon nombre d’instituteurs et professeurs de collège et lycée dispensent des cours dans les écoles privées, surtout ceux exerçant dans les grandes agglomérations urbaines, histoire d’arrondir les fins de mois», et il n’y a à priori rien de mal à cela, ont témoigné certains enseignants au sein de deux lycées de la capitale, à savoir le Lycée moderne Ampefiloha et le Lycée J.J. Rabearivelo, et de deux CEG, Antanimena et Nanisana, qui ont tenu à faire savoir leurs avis quant à cette décision du ministère de tutelle.

    Ils ont été unanimes à souligner que «le fait d’enseigner dans les écoles privées, durant les heures creuses, ne veut dire en aucun cas que nous sommes des enseignants fantômes qui délaissent littéralement nos fonctions d’enseignants d’établissement public, comme l’insinue le ministère».

    «D’ailleurs le fait de délaisser totalement nos responsabilités d’enseignant fonctionnaire n’est guère possible dans la mesure où nous avons des chefs hiérarchiques qui effectuent un suivi de notre assiduité au sein des établissements publics où nous exerçons», a soutenu un enseignant du CEG Antanimena.

    Maigres revenus

    «Avec nos maigres revenus, nous n’avons plus la possibilité de payer nos loyers à temps, de payer nos factures et les frais de scolarité de nos enfants… d’où la nécessité d’un revenu supplémentaire», a argumenté une enseignante au sein du Lycée Ambohimalaza, mère de trois enfants en âge scolaire.

    «D’ailleurs, je ne compte pas rester les bras croisés à ne rien faire durant mes heures creuses alors que mes enfants ne mangent pas à leur faim », a-t-elle ajouté, sachant que le corps des enseignants reste le plus mal loti de toute l’administration publique.

    Que le ministère de tutelle sache qu’« avec cette disposition, prise en vue d’améliorer la qualité de l’enseignement dans les écoles publiques, il fait fausse route en tuant les enseignants qui jouent un rôle important dans l’atteinte dudit objectif», avancent les enseignants concernés par la mesure. Ces derniers estiment loyal que cette décision s’accompagne de raisonnables mesures d’accompagnement, notamment l’amélioration des conditions de travail des enseignants.

    Haja R.

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