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    Agriculture climato-intelligente  : pour plus de productivité et de résilience

    La variabilité climatique constitue une menace permanente pour les moyens d’existence des populations vulnérables. Pour y faire face, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a adopté les techniques d’«agriculture climato-intelligente» (CSA).

    Les conséquences graves du changement climatique sur le rendement agricole préoccupent au plus haut point les exploitants agricoles. Dans le Moyen-ouest, par exemple, les paysans agriculteurs font face à la réduction de la pluviométrie annuelle, à la hausse des températures, mais aussi à la baisse des réserves en eau. Le Sud-est subit à la fois un fort régime d’alizé et le passage fréquent de cyclones. C’est une des régions les plus touchées par les inondations et qui essuient des cyclones de plus en plus intenses. Par ailleurs, au cours des vingt dernières années, l’Androy est frappée par une sévère sécheresse récurrente.

    Ce concours de circonstances a conduit l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à mettre en œuvre, depuis quelques années, des techniques culturales d’adaptation au changement climatique plus couramment appelées «agriculture climato-intelligente» (CSA). Ainsi, la FAO avec l’appui des partenaires de la Task Force nationale de l’agriculture de conservation (TFNAC) a développé des techniques CSA dans plusieurs zones de la Grande île. Ces techniques visent à orienter l’agriculture vers un modèle de production agricole qui s’adapte au climat.

    Combinaison de plusieurs tehcniques

    L’agriculture climato-intelligente englobe plusieurs techniques dont l’agriculture de conservation, l’agroforesterie, l’utilisation de plantes antiérosives, le reboisement, le système de riziculture intensive (SRI), l’intégration de l’élevage dans l’agriculture, et bien d’autres pratiques agricoles.

    Dans chaque zone, la vulgarisation de ces techniques auprès des petits producteurs se fait à travers des formations théoriques et pratiques. Ces formations sont assurées par des techniciens agricoles des partenaires de la FAO et sont dispensées dans les parcelles de démonstration installées dans chacune des zones agro-écologiques de la Grande île. Après la formation pratique, chaque exploitant s’inspire de ces nouvelles techniques culturales pour les mettre en pratique sur leur propre parcelle.

    Des contraintes d’adoption

    Certes, les exploitants sont convaincus de l’efficience des techniques CSA. Mais les petits producteurs font toutefois face à des contraintes dans l’adoption et la duplication des différents systèmes de culture, entre autres le décalage de production entre les parcelles de démonstration et les parcelles d’adoption, les problèmes d’intrants et de matériel, la disponibilité des produits phytosanitaires, l’insuffisance des semences… Mises à part ces difficultés, les formations et les appuis auprès des sites d’adoption sont encore à renforcer pour que les paysans puissent assimiler pleinement toutes les tehcniques.

    Toutefois, afin d’avoir des retombées significatives auprès des paysans, les efforts et appuis devront être concentrés et renforcés davantage auprès des sites d’adoption. Cela requiert une collaboration et une synergie accrue entre les différents intervenants agricoles, et ce à tous les niveaux.

    Arh.

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