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    Place de la démocratie : bras de fer entre la CUA et le régime

    Place de la démocratie : bras de fer entre la CUA et le régime

    Le conflit entre l’Etat et la commune urbaine d’Antananarivo (CUA) n’est pas près de prendre fin. Après la polémique concernant l’enlèvement des ordures dans la Capitale, voilà que l’Etat par le biais de la Préfecture de police vient de rejeter la décision communale de rouvrir la place de la Démocratie à Ambohijatovo.

    C’est par le biais d’une conférence de presse donnée par le commandant du groupement de la gendarmerie d’Analamanga, le colonel Zafisambatra Ravoavy, hier à Ankadilalana que la population a pris connaissance de la décision de la Préfecture de police d’Antananarivo. Selon les explications, la Préfecture de police a remis une lettre de réquisition aux forces de l’ordre permettant à ces dernières de prendre les dispositions adéquates pour empêcher les éventuels manifestants de pénétrer dans l’enceinte de la place d’Ambohijatovo.

    Depuis hier, la place de la Démocratie est quadrillée par les forces de l’ordre et ce sera toujours le cas toutes les fins de semaine. Et cette mesure risque fort de perdurer. En effet, l’Etat n’entend pas donner un avis favorable aux demandes de manifestation. Le maintien de l’ordre public a été évoqué comme motif.

    Pourtant, la Préfecture reconnaît le caractère légal de la décision des conseillers municipaux. Faut-il rappeler la déclaration de l’adjoint du préfet de police, Fidèle Rafidison qui a reconnu que « la délibération des conseillers municipaux est exécutoire de plein droit étant donné que c’est également une délibération des conseillers municipaux qui a fermé cette place en 2009 ».

    « Nous tenons à préciser que nous n’avons pas encore déposé notre demande auprès de la préfecture de police. En tant que parlementaires, nous nous devons d’être en règle vis-à-vis de la législation qui régit le pays. Nous n’avons aucunement eu l’intention de faire un forcing à Ambohijatovo », a précisé le député Tim Guy Rivo Randrianarisoa. « Toutefois, ce site s’appelle place de la Démocratie, je ne vois de ce fait pas pourquoi on s’évertue à en interdire l’accès aux manifestations, pourtant censées être pacifiques. De plus, le président se doit d’honorer sa parole étant donné qu’il se déclare démocrate », a-t-il conclu.

    D’après toujours l’élu du 5ème arrondissement, la préfecture de police recevra incessamment la demande d’autorisation de manifester des députés Tim. Ces derniers envisagent sérieusement de rencontrer la population tananarivienne pour présenter un rapport de mission relatif aux sessions parlementaires de 2015. Ce rapport est considéré comme un devoir envers les électeurs avant d’entamer l’exercice 2016.

    Nadia

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