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    Invasion du crapaud asiatique : une étude basée sur des hypothèses hasardeuses

    Invasion du crapaud asiatique : une étude basée sur des hypothèses hasardeuses

    Pour une affirmation gratuite, c’en est une. Des experts étrangers en éradication des espèces envahissantes et herpétologie, avec la collaboration d’une cellule d’urgence ont mené une étude censée être sérieuse et pragmatique à propos de cette invasion du crapaud asiatique, notamment dans la partie Est du pays.

    Mais à en juger le «rapport de faisabilité de l’éradication», on se rend tout de suite compte que plusieurs paramètres ne sont pas pris en compte.

     Quand on se permet de dire et de citer même gratuitement dans le rapport le nom de 3 entreprises comme étant les responsables de cette invasion, il faut dire que l’étude n’est ni sérieuse ni honnête. Cela dépasse même l’entendement. Quelque chose ne tourne pas rond.

    Le  nombre des entreprises importatrices au niveau du port de Toamasina ne se compte pas sur les doigts d’une seule main. Elles sont une centaine à exercer cette activité. Et dire que les 3 sociétés susmentionnées ont pu introduire ces fameux crapauds dans le pays est carrément invraisemblable pour l’unique raison que les autres entreprises importatrices sont susceptibles de les avoir pu faire entrer à Madagascar. Et encore, en moyenne 140 000 containers transitent au port de Toamasina. Alors sur quelles bases scientifiques, cette pseudo étude confirme que les activités de ces 3 entreprises ont permis aux crapauds asiatiques d’envahir le pays ? Même pas une hypothèse, c’est carrément de la foutaise.

    D’habitude quand le pays fait appel à des experts étrangers, l’étude à mener devrait être effectuée à partir de données précises et fiables. Apparemment, ce n’est pas le cas. Pis encore, au lieu de trouver des solutions radicales pour venir à bout du problème et donner vraiment corps aux actions d’éradication des crapauds, on se ridiculise dans une théorie douteuse.

    Passoire

    Nul besoin de le rappeler et cela ne date pas d’hier, les frontières malgaches à commencer par les ports sont une véritable passoire. Ces experts étrangers auraient dû prendre en compte ce paramètre. A l’entrée comme à la sortie, les ports de Madagascar ont la mauvaise réputation d’être poreux. Et vu le volume des trafics au niveau du port de Toamasina avec des entrées d’espèces invasives qui menacent dans ce sens la santé, n’est-il pas normal que la zone d’invasion des crapauds ne dépasse pas le périmètre situé aux alentours du port ? Et comme il a déjà été évoqué plus haut, 140 000 containers appartenant à une centaine d’entreprises transitent à Toamasina.

    Ainsi, pourquoi les noms de ces 3 entreprises ont-ils été cités dans ce rapport ? Des interrogations poussant à se demander s’il y a pression dans cette affaire visant en l’occurrence ces sociétés. D’autant que ces dernières se soucient incontestablement de leur image. En attendant, les crapauds colonisent des territoires comme si le peu de moyens disponibles n’aient pas été utilisés à bon escient pour stopper cette invasion. Car visiblement, l’urgent est de mettre la main sur les éventuels responsables.

    J.R.

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