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    Rupture du dialogue public-privé : l’économie du pays en fait les frais

    Les membres du secteur privé dénoncent l’obstination de l’Etat à mettre en vigueur le système Advance cargo declaration for ISPS Code (ACD) depuis le mois de juin 2015, et cela sans aucune consultation des parties prenantes à ce projet. Mais la sourde oreille de l’Exécutif a fini par aboutir à la rupture du dialogue public-privé entretenu entre les deux parties.

    Les membres du Groupement des entreprises de Madagascar (Gem) ont donc annoncé officiellement, vendredi dernier la suspension du dialogue public-privé. Ce groupement patronal est pourtant l’emblème de tout le secteur privé malgache. Le Gem recouvre en effet les principaux secteurs d’activité économique à Madagascar et fédère, à travers les groupements membres, les grandes, moyennes, voire les micro-entreprises. D’autant qu’il fournit plus de 77% des impôts et taxes encaissés par l’Etat, sans parler des emplois formels que génèrent ses entreprises membres.

    Depuis le lancement du projet ACD, les membres du secteur privé ont pourtant réclamé à plusieurs reprises l’annulation de sa mise en vigueur au niveau des ports internationaux de Madagascar.  Mais à aucun moment, l’Etat n’a réagi à ces recommandations et a persisté à le mettre en œuvre. Les initiateurs du projet dont Philippe Leclerc, l’un des conseillers du Président de la République, s’obstinent jusqu’à présent à l’adoption de l’ACD, d’où cette rupture du dialogue entre l’Etat et les membres du secteur privé.

    Avec un peu moins de 100 euros de redevance à payer pour chaque bateau qui débarque dans les ports internationaux de l’île, il est évident que l’ACD rapportera beaucoup. Mais à qui ? Ce qui est sûr, c’est que le secteur privé sera le grand perdant du système ACD, le projet infligeant d’importants coûts supplémentaires pour les opérateurs économiques.

    Haja R.

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