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    Sommet de l’OIF  : la société civile exige la transparence

    A neuf mois de la tenue du sommet de la Francophonie, l’Observatoire de la vie publique (Sefafi) exige plus de transparence quant à l’organisation du sommet de la Francophonie. « (…) Exigeons la transparence totale sur les dépenses y afférentes, ainsi que la liste des retombées réelles et durables pour le plus grand nombre », a indiqué le Sefafi dans un communiqué, hier. Cela, pour que toute la population de Madagascar en bénéficie et « non pas seulement ceux d’Ivato, d’Ambohibao ou d’Andohatapenaka ».

    Le Sefafi craint que le sommet qui se tiendra au mois de novembre prochain ne profitera qu’à une partie de la population, notamment aux dirigeants et aux « mpibizina » (affairistes). La société civile estime que la mise en place de certaines infrastructures (seules retombées durables) est nécessaire mais les priorités sont à revoir. Selon le Sefafi, il serait plus judicieux de commencer par les gares routières, les branchements électriques, ainsi que les raccordements à l’eau potable.

    Il faut noter que plusieurs infrastructures sont déjà prévues, telles que le Village de la francophonie, un nouveau terminal à l’aéroport d’Ivato, un hôtel 5 étoiles, un hôpital, mais également de nouvelles routes à quatre voies. Autant d’infrastructures qui nécessitent un certain budget qui, pour l’heure reste aléatoire. Pour le Sefafi, « Les informations sur les coûts éventuels de la tenue du Sommet sont confuses et fragmentaires ». Il faut noter que la loi de finances 2016 prévoit un budget de 20 milliards d’ariary pour l’organisation de ce sommet, ajouté aux apports des bailleurs de la famille de la francophonie.

    Quoi qu’il en soit, malgré cette réticence vis-à-vis du coût du sommet, le Sefafi estime qu’il faut avancer et le mettre à l’avantage du pays en faisant en sorte d’attirer l’attention des autres sur la misère de la population, et peut-être les encourager à davantage apporter leur aide.

    Tahina Navalona

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