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    Chronique des pérégrinations hebdomadaires – Brouillage : distribution de cartes biseautées

    L’élection d’Honoré Rakotomanana rendant inoffensif le deuxième personnage de l’Etat, annonce en message codé la volonté du Chef de l’Etat à se porter candidat à sa propre succession. Une actualité en trompe-l’œil, la véritable guéguerre se déroule par de grandes petites manœuvres sur le terrain de la décentralisation. Au-delà du discours concernant la marche en faveur de la décentralisation, on relève initiatives et entreprises davantage destinées à renforcer un mouvement de tendance centralisatrice. Une galipette en théorie centripète, dans la pratique centrifuge. 

    Hold-up sur les fokontany

    Un simple décret suffira à extraire les fokontany de la sphère de la démocratie. Hérité de la formule traditionnelle faisant du Fokonolona la cellule de base de l’organisation sociale, le fokontany a longtemps gêné le pouvoir central, hésitant à en donner un statut juridique clair. Jusqu’ici utilisé pour les basses besognes électorales sans avoir obtenu la reconnaissance d’une existence légale, voilà qu’on se prépare à basculer le fokontany dans le giron du pouvoir central, le réduisant à un maillon du système centralisateur à dérives concentrationnaires au nom trompeur de déconcentration. Le fokontany devient le dernier appendice, relais administratif du pouvoir central. Une souffrance, épine ou suppositoire, sur les assises de la décentralisation. Adieu à la gestion locale démocratisée de la communauté de base : entre l’autorité communale et la population siège une représentation de l’Administration Centrale. Bien le bonjour Madame/monsieur le Maire, le fokontany relève de l’Arrondissement voire du District.

    Sanction contre les mauvais choix

     Dans certaines importantes communes urbaines dont les électeurs n’ont pas fait le bon choix (!), ne voilà-t-il pas que les maires avant d’avoir bouclé une année d’exercice de leur mandat doivent faire face à des remous de contestation qui menacent de les emporter pour laisser place à des PDS. Les trublions manifestent une réelle détermination comme convaincus de la légitimité de leur cause parfois légère en rapport à la finalité de leur opération, ébranler le système de décentralisation basé sur une démocratie de proximité. Les menées de déstabilisation ne visent pas uniquement le pouvoir central, ces manœuvres peuvent aussi être entreprises en sens inverse.

    Grogne dans le monde de l’entreprenariat

    Entrepreneurs de toutes filières d’activité ont subi les conséquences de la crise, traversant l’épreuve sans broncher outre mesure pour ne pas en rajouter au tohu-bohu caractéristique d’un désordre particulièrement stérilisateur. Presqu’à l’égal de la majorité citoyenne ils ont voulu croire en un changement et ont établi une passerelle pour nouer le dialogue avec le pouvoir. La réalité n’a pas répondu à leur attente, au contraire ils ont perçu un grand cynisme de leurs partenaires qui procédant par des mesures typiques de diktat ont imposé des décisions jugées scélérates ou du moins pénalisantes pour un redressement indispensable du cadre des affaires. Les groupements d’entreprises ont rompu le pont. Les entreprises ne font certes pas à elles seules le développement, mais leur secteur y contribue en bonne partie, et leur essor seul promet un rapide développement de l’emploi. Il suffit de voir la chienlit dans laquelle patauge l’oisiveté sociale pour mesurer combien la création d’emplois fait partie des priorités d’urgence. Quelle va être la suite ? Les femmes et hommes du monde des entreprises n’ont pas habitué l’opinion à se lancer dans des menaces, mais on a vu que les mesures de rétorsion qu’ils peuvent prendre visent là où ça fait mal, telle la mise en séquestre des produits fiscaux dont ils s’acquittent.

    Presse : bataille musclée avec gants de velours 

    Bizarrement dans cette confusion, la presse écrite semble sinon éclore d’un nouveau printemps du moins se frayer un nouvel élan. De nouveaux titres fleurissent, les plus anciens ayant acquis une notoriété bien assise se remuent le popotin de peur que ne se fanent les lauriers durant un assoupissement dans des fauteuils de sénateur. Les Nouvelles autant que les autres organes du groupe Ultima Media n’entendent pas faire exception pour relever le défi dans cette concurrence qui promet des joyeusetés. A l’évidence le groupe a opté de ne procéder ni par lifting ni par opération lourde, Taratra et les Nouvelles procèdent par petites touches pour progresser dans la logique conforme à l’esprit originel fondement de sa création. Un renouveau sans déstabilisation des repères afin d’y retrouver les mêmes ardeurs et la même âme.

    Arène politique : traversée de brouillard

    La tempête souffle fort sur les activités politiques. Les girouettes, de tourner en attrapent le vertige. Une à une à tour de rôle les organisations politiques sont piégées dans cette tourmente. Le Leader-Fanilo n’a pas échappé à l’épreuve. Aujourd’hui la tendance de bonne légalité, dont la sensibilité peut se targuer d’appartenance au Canal Historique, met fin à ces escarmouches qui n’ont pas lieu d’être. Le Bureau Politique dont la légalité est en conformité aux Statut et Règlement Intérieur, réunit les élus du parti pour confirmer sa légitimité et son autorité. Un challenge impossible au groupe de contestataires qui ne peut aligner aucun élu en témoignage de ses prétentions. Ite ! (Partez !). La messe est dite.

    Léo Raz

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