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    Sefafi : et  les opposants » ?

    Sefafi : et  les opposants » ?

    A deux ans des élections présidentielles, aucun parti politique ne s’est manifesté de façon responsable sur le devant de la scène pour faire valoir son statut d’opposant conformément à la Constitution. Une opposition qui, même non officielle, semble pourtant agir dans les coulisses, selon le Sefafi.

    La place de l’opposition reste vacante à l’Assemblée nationale depuis la mise en place de cette institution en 2014. Celle auprès du Sénat attend de nouvelles élections après qu’un nouveau règlement intérieur a été adopté. L’avenir ne présage même pas une adversité politique au sein des deux chambres parlementaires. Sans conteste, des points de discorde existent et suscitent tant de débats, mais au final les lois sont toujours votées presque à l’unanimité. Un constat que l’Observatoire de la vie publique, le Sefafi, a tenu à mettre en exergue. Ce dernier en tant qu’observateur de la vie nationale, attend ainsi de voir la suite des évènements.

     « Il y a bien une raison à l’attribution d’une place à l’opposition au sein du parlement, alors où sont passés les opposants ? », s’est interrogé le coordinateur du Sefafi, Andriamandranto Ralison, hier à Ambodivona, lors de la présentation du 14è receuil des communiqués sortis en 2015 par l’organisation de la société civile. Un recueil que le Sefafi a intitulé « La mayonnaise ne prend toujours pas ».

    Digne de ce nom

    Cependant, si l’opposition intègre officiellement le parlement de la Quatrième République, «Elle devra avoir des objectifs et des programmes concrets», a-t-il poursuivi. Cela implique que l’opposition devrait être capable de se présenter aux futures élections, notamment les présidentielles. En effet, «Les candidats devraient être capables de représenter la population, particulièrement celle qui se sent exclue du système », explique le coordinateur du Sefafi.

    Mais «Opposition ne signifie pas toujours coup d’Etat», a précisé la politologue et membre du Sefafi, Ketakandriana Rafitoson. Cela même si tous les évènements qui surviennent dans le pays prouvent le contraire. «L’existence d’une opposition indique qu’il y a négligence de la part du gouvernement dans ses responsabilités», explique-t-elle. D’où son importance en tant que balise.

    Quoi qu’il en soit, il n’appartient pas au Sefafi de représenter l’opposition et encore moins à ses membres de se présenter aux élections. «Il ne faut pas confondre société civile et parti politique», a tenu à souligner la politologue. En effet, le Sefafi ne fait que constater les faits à travers ses diverses critiques et recommandations dans ses communiqués et il appartient à chacun de prendre ses responsabilités. Le rôle de la société civile se limite en effet à l’information, et la mise en garde des citoyens et des dirigeants.

    Mieux vaut tard que jamais

    En tout cas, il n’est pas trop tard pour remettre les choses au point. «Les opposants auront encore deux ans pour se dévoiler, tandis que le gouvernement aura encore du temps pour prouver son efficacité», a indiqué pour sa part Annie Rakotoniaina, membre du Sefafi. «Il ne suffit pas de mettre formellement en place les institutions prévues par la Constitution, fût-ce avec d’inexcusables retards. Encore faut-t-il évaluer leur efficacité», explique d’ailleurs le Sefafi.

    D’après Annie Rakotoniaina, l’existence d’un bloc monolithique (HVM) n’est pas une fatalité. « Une telle situation ne date pas d’hier. Les régimes qui se sont succédé au pouvoir avant la révolution orange, ont tous constitué un seul bloc politique », a-t-elle fait savoir. Pour le Sefafi, le plus important est de mettre en place un parti qui puisse avoir un objectif pouvant mener vers le développement. Une initiative qui peut encore être prise avant la tenue de la présidentielle en 2018.

    Tahina Navalona

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