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    Madagascar il y a 100 ans : les Affaires (6)

    (Suite.)

    Je ne sais s’ils étaient sanguinaires, mais ils étaient audacieux, puisque dans l’école, ils publiaient un journal clandestin dont nous publierons, en temps opportun, quelques échantillons.

    On avouera que c’est tout de même un peu raide.

    Nous devons signaler qu’au cours de ces dépositions, on a été amené à faire certaines constatations fâcheuses, armes faciles fournies à la défense.

    Par exemple, à propos d’un des témoins entendus à Fianar, le juge d’instruction inscrit sur la feuille d’interrogation : Même déposition qu’un tel, alors que cette déposition diffère très sensiblement de celle à laquelle on convie le juge à se reporter.

    C’est plus qu’une négligence, c’est une faute. Les réponses eussent-elles été absolument conformes qu’il eût fallu les consigner intégralement et les faire signer, après lecture, par l’intéressé.

    Il en est d’autres que nous pourrions signaler. Ces lacunes ne sont point faites pour faciliter la tâche du directeur des débats.

    D’autre part, et ce nous est un regret d’avoir à le signaler ici, il nous semble que certains inculpés pourraient avoir une attitude plus réservée que celle constatée par nous à certains moments.

    Alors même que des témoins n’incitent pas à la gravité, il ne leur appartient pas de se laisser aller à une hilarité qui n’est point de mise.

    Quelle que soit leur situation, qu’ils ne perdent pas de vue que l’affaire à laquelle ils sont mêlés est profondément affligeante. Pour rester dans la vérité, il faut dire que nombre d’entre eux conservent une attitude parfaitement correcte, que tous les auteurs devraient bien imiter.

    L’audition des témoins continue.

    Y aura-t-il quelque incident caractéristique ? Les uns disent non, d’autres oui. Nous avouons être de l’avis de ces derniers. Mais qu’y aura-t-il ?

    C’est ce que nous saurons, à n’en pas douter, lorsque, aux accusés, le Président demandera s’ils n’ont rien à ajouter pour leur défense, à moins qu’auparavant, spontanément, quelque manifestation ne se produise, ce qui est parfaitement possible.

    De la Tribune.

    (À suivre.)

    Le Tamatave

    www.bibliothequemalgache.com

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