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    Bois de rose : l’ONDC constate de visu la situation

    Bois de rose : l’ONDC constate de visu la situation

    Faisant suite aux recommandations de la Cites et à la demande de coopération étroite de l’Etat malgache en matière de lutte contre le trafic de bois précieux, les partenaires internationaux manifestent leur volonté de soutenir la Grande île et donnent un délai de six mois à Madagascar.

    Après l’inventaire des stocks de bois de rose dans tout Madagascar, l’assainissement de la filière suit son cours avec le soutien de plusieurs entités étrangères. En fait, avant d’arriver au stade de commercialisation autorisée par la Cites, il y a encore du travail nécessitant dans ce sens l’appui et le suivi de la communauté internationale, selon les recommandations de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites). La mise en vigueur de la loi sur la chaîne spéciale en fait également partie, mais surtout la dénonciation des gros bonnets impliqués dans les trafics.

    A ce sujet, la Cites a mandaté l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) pour constater de visu la réalité sur place, les 15 et 16 février derniers, et confirme sa volonté de soutenir le ministère de l’Environnement, de l’écologie, de la mer et des forêts dans les actions de lutte contre les trafic de bois de rose et/ou d’ébène. Autant dire que cette mission constitue une étape importante en matière de lutte contre le trafic des bois précieux.

    Boite à outil

    Outre les rencontres avec plusieurs responsables étatiques, la délégation de l’ONUDC, dirigée par le chef du programme mondial de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages et aux forêts, Jorge Rios a également présenté aux représentants issus des différents ministères, hier à Ambatobe la boîte à outils d’analyse de l’« International consortium on combating wildlife crime ». Une sorte de support à mettre à la disposition du gouvernement malgache pour mieux lutter contre le trafic des bois précieux et d’autres ressources naturelles.

    Durant deux jours, les participants à la réunion, entre autres, les responsables du ministère de l’Environnement et de l’administration forestière, les partenaires techniques et financiers, les douaniers, la police et la gendarmerie, vont se pencher sur la mise en place d’un mécanisme permettant à ces derniers d’appliquer les lois en vigueur. S’y ajoute le renforcement de capacités de ces autorités dans la conduite d’enquêtes bien organisées et professionnelles, avec l’utilisation des outils de lutte contre le blanchiment d’argent qui finance les crimes organisés et le terrorisme. Ou encore, pour que ces autorités concernées puissent engager des poursuites à l’encontre des trafiquants.

    Jusqu’au mois de juillet

    A rappeler que le pays a jusqu’au mois de juillet pour faire bonne impression avant la délivrance du certificat pour la vente des stocks de bois de rose. « Mais pour réussir, une synergie coordonnée entre les ministères membres de la Cominter, mais aussi entre le pays et la communauté internationale est une nécessité », a souligné Asma Sainkoudje, coordinatrice régionale Afrique centrale et de l’Ouest du programme mondial de l’ONUDC de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages et aux forêts.

    Lors de cette réunion de travail, le ministre de l’Environnement, de l’écologie, de la mer et des forêts, Beboarimisa Ralava a déclaré que le cabinet d’avocat international est déjà à pied d’œuvre depuis l’année 2015 pour identifier les correspondants et les membres du réseau des trafiquants à l’étranger liés à l’exploitation illicite des bois de rose en provenance de Madagascar, étant donné que le réseau des trafiquants malgaches est très largement connu au niveau mondial depuis ces dix dernières années. Pour le moment, aucune information n’a filtré afin d’engager la poursuite nécessitant également des dossiers comme preuves que le réseau est vraiment impliqué dans le trafic des ressources naturelles de la Grande île comme les tortues et les bois de rose à l’extérieur.

    Outre l’ONUDC et la Cites, d’autres organes regroupés au sein de l’« International consortium on combating wildlife crime » comme Interpol, la Banque mondiale et l’Organisation mondiale des douanes (OMD) constituent aussi un support de soutien aux agences nationales reparties dans toute l’île.

    Noro Niaina

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