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    Ananas  : le fruit à des prix déraisonnables

    Ananas  : le fruit à des prix déraisonnables

    Dans la vente de produits maraichers et de fruits, les détaillants prennent des marges bénéficiaires allant jusqu’à 200%, et cela malgré leur nombre qui ne cesse de se multiplier. Les détaillants d’ananas, par exemple, proposent ces fruits entre 1 000 et 2 000 ariary la pièce, soit 3 à 4 fois leur prix de revient, où qu’ils tiennent commerce dans la capitale. Certains petits malins trouvent même les moyens de faire davantage de bénéfice en pelant les fruits et en les débitant en rondelles pour ensuite vendre ces dernières entre 200 et 300 ariary la pièce, selon leur taille.

    Chaque ananas ainsi découpé donne entre 7 et 8 rondelles et à partir de là on peut aisément calculer les bénéfices que font ces marchands, qui pullulent à chaque coin de rue en cette saison des fruits, sans parler des vendeurs ambulants.

    Si l’on en croit les dires d’une grossiste en ananas d’Anosibe, le commerce de ce fruit de saison n’est pas du tout rentable, mais elle le pratique puisqu’elle le fait depuis toujours. Elle s’approvisionne du côté du fokontany d’Ambohitrambo, dans le district d’Arivonimamo, région Itasy, où elle achète les fruits à 300 ariary l’unité, tous calibres confondus. D’ailleurs les tailles des fruits diffèrent peu. A cela s’ajoute le frais de transport de 125 ariary, du lieu d’approvisionnement au marché d’Anosibe. Ce qui représente 40% du coût du produit. Et comme elle vend les fruits à 500 ariary la pièce à Anosibe, sa marge bénéficiaire est de seulement 12%.

    Il y là de quoi faire perdre son latin à un économiste sur la loi de l’offre et de la demande, car dans tout cela, tout le monde est perdant allant des producteurs aux consommateurs, sans oublier les détaillants. En effet, selon les témoignages de ces derniers, ils n’arrivent même pas écouler la moitié de leurs produits en une journée, des produits qui sont pourtant périssables. «D’où l’idée d’une grande marge bénéficiaire», se défendent-ils. Une stratégie que la majorité des marchands adoptent, faute de trouver une activité qui corresponde à leurs convenances.

    Sera R

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