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    Le remaniement en standby ?

    Le remaniement en standby ?

    Ces derniers temps, les bruits de couloir autour de l’imminence d’un remaniement gouvernemental ont suscité tant de commentaires au sein de la classe politique. Il semble cependant que l’Exécutif n’en fasse pas tout un plat, du mois officiellement.

    «Le conseil des ministres s’est bien déroulé hier. Nous continuons à travailler de manière consciencieuse et professionnelle. Mis à part l’ordre du jour, nous n’avons pas eu d’autre sujet de discussion. En tout cas, il n’y a pas eu l’ombre d’un remaniement à l’horizon et ce point n’a pas été évoqué», selon les propos d’une source gouvernementale, à l’issue du rendez-vous hebdomadaire de l’Exécutif à Iavoloha. Alors que le conseil de gouvernement de mardi dernier à Mahazoarivo a duré plus de quatre heures, le conseil des ministres ne s’est  donc pas éternisé.

    Depuis le début de la semaine, en effet, l’éventualité d’un changement de l’équipe gouvernementale a été au centre de l’actualité sans pour autant être confirmé par les principaux responsables. A vrai dire, les principaux concernés ont déjà émis leur avis sur le sujet et malgré les bruits de coulisse et les avis contradictoires, le dernier mot appartient au président de la République, comme le Premier ministre Jean Ravelonarivo l’a déjà déclaré. D’ailleurs, le chef du gouvernement a déjà fait savoir qu’en tant que démocrate, il quittera son poste le moment venu.

    Session extraordinaire

    Normalement, la convocation d’une session extraordinaire de l’Assemblée nationale a pour but d’examiner les affaires urgentes, mais apparemment certains semblent utiliser cette procédure à des fins politiques par le biais d’une motion de censure. Or, par définition, la motion de censure est un moyen dont dispose un Parlement pour manifester sa désapprobation envers la politique du gouvernement et forcer celui-ci à démissionner. Elle doit la plupart du temps être présentée par une fraction précise de députés et adoptée à la majorité absolue des membres constituant la chambre. Et à croire les informations véhiculées par certains médias, le trafic d’influence au sein de l’Assemblée nationale sur le sujet fait en ce moment l’objet de multiples réunions à huis clos à Tsimbazaza.

    Ainsi, l’adoption du décret portant convocation de l’Assemblée nationale en session extraordinaire a été particulièrement attendue lors du conseil des ministres. Ce qui n’a cependant pas été le cas.

    Au niveau du gouvernement, en tout cas, les ministres continuent à vaquer à leurs occupations comme si de rien n’était. A titre d’illustration, demain et après-demain se tiendra la concertation nationale à Ambovombe-Androy, pour une consultation nationale sur le «kere» à laquelle des membres du gouvernement sont attendus. Les consultations réuniront les responsables ministériels, les ONG, ainsi que les bailleurs de fonds.

    Haja Ramasindray

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