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    Madagascar il y a 100 ans : les Affaires (10)

    (Suite.)

    Le Président. — Il est évident que contre vous nous n’avons pas de preuves.

    (Et on le détient quand même !!!)

    1. Venance. — Il n’y en a qu’un seul que j’aurais pu voir, c’est Michel Randria. Il n’est pas venu me voir. Conclusion, j’ai subi 50 jours de détention sur des : on dit.

    N’ayant rien fait, pas même une imprudence, je m’inscris en faux contre tout témoignage qui serait apporté ici.

    Le Président. — Il a été dénoncé par de nombreux accusés, mais sans preuves.

    Me Favre. — Alors, le P. Venance n’a pas fait de traité avec le Japon.

    1. Venance. — Je crois avoir à attendre longtemps la réponse du Mikado.

    Me Favre. — Est-ce que ce ne sont pas les grands-parents du Père Venance qui cédèrent Nosy-Bé à la France ?

    1. Venance. — Mais oui, nous avons toujours été considérés comme citoyens français, ma famille figure dans des annuaires comme française.

    Le Président. — Vous avez suivi la campagne du Mazava.

    1. Venance. — Oui, je suivais la littérature malgache, j’ai dit que ce journal était le mieux rédigé des journaux malgaches.

    On peut dire après tout que si j’ai excité les gens à la révolte, c’était à la révolte contre le diable.

    Le Président. — Michel Randria vous a compté parmi les chefs.

    1. Venance. — Pourquoi donc n’est-il pas venu me voir quand il est venu à Tananarive ?

    Me Baudin. — Constatons que c’est lui qui accuse le P. Venance et que deux accusés ont déclaré que le nom des religieux avait servi à recruter.

    1. Venance. — Je n’ai plus rien à dire, sinon que mes parents sont morts à 80 et 75 ans, notoirement fidèles à la France.

    Le Président. — On vous confrontera avec ceux qui vous ont dénoncé.

    Mes Favre et Baudin. — Pourquoi pas tout de suite avec ceux qui sont ici ?

    Le Président. — Non, plus tard, quand les témoins seront entendus, je n’établirai pas un tour de faveur au Père Venance.

    Me Baudin. — Ce ne serait pas un tour de faveur, M. le Président.

    En fin d’audience, avant que ne commençât le défilé des témoins, le Frère Raphaël et le Père Venance, à la barre, virent défiler devant eux ceux qui les avaient dénoncés. Ci-après le résultat exact de ces confrontations.

    (À suivre.)

    Le Tamatave

    www.bibliothequemalgache.com

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