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    Ecoles privées : plus de 40% des établissements sont « fantômes »

    Ecoles privées : plus de 40% des établissements sont « fantômes »

    L’assainissement au niveau de l’enseignement privé se profile à l’horizon. L’application des  dispositions y afférentes est inévitable dans la mesure où un peu moins de la moitié des écoles privées à travers le pays, soit plus de 40%, ne disposent d’aucune autorisation d’ouverture.

    Le directeur national des institutions privées, Célin Rakotomalala incite toutes les écoles privées, confessionnelles ou laïques à se conformer aux législations en vigueur. Notre source évite pour le moment de parler de fermeture car l’heure est actuellement à la phase de sensibilisation des établissements concernés. « Ils disposent d’un délai de sept mois, soit jusqu’au mois de septembre prochain pour régulariser leur situation, aussi bien sur le plan administratif que pédagogique et académique », a-t-il souligné. D’après les explications, bon nombre de personnes qui enseignent au sein de ces établissements privés ne disposent même pas de l’autorisation y afférente.

    L’autorisation d’ouverture est la première pièce administrative à fournir pour pouvoir se retirer de la liste des écoles « fantômes ». « Pour en disposer, il faut que le bâtiment qui abrite l’établissement en question soit construit selon les normes et n’expose pas les élèves aux différents risques de dangers », a indiqué le directeur national des écoles anglicanes, Voahangy Razanatsoa. Ainsi, une descente au préalable devrait être effectuée pour constater visu l’état des lieux et pour confirmer si les normes requises sont respectées. L’autorité locale donne alors son approbation avant que les dossiers ne soient présentés pour une autorisation d’ouverture. Par ailleurs, le terrain sur lequel est bâti l’établissement devrait être muni d’un certificat de situation juridique.

    Sur les plans pédagogique et académique, mis à part le respect du ratio élèves-maîtres, qui est d’un maître pour cinquante élèves, chaque école doit faire en sorte que chacun de ses enseignants disposent d’une autorisation d’enseigner et de la qualification minimum nécessaire pour enseigner. Les enseignants en primaire doivent être titulaires du BEPC au minimum, du bacc pour le secondaire et de la licence pour un poste d’enseignant dans un lycée. Des critères similaires s’appliquent au directeur d’école, qui doit avoir un minimum de bagage académique en disposant d’au moins une licence et une expérience pédagogique.

    Non-respect des normes

    A noter que le manquement aux règles en vigueur ne se situe pas uniquement au niveau administratif, pédagogique et académique. « Le non-respect des normes sur le plan infrastructurel est également flagrant, si on ne se réfère qu’à la situation qui prévaut dans la capitale », a souligné Célin Rakotomalala.

    En effet, certaines infrastructures n’ont d’école que le nom. Pour dire que les critères établis par le ministère de tutelle sont loin d’être respectés. Par exemple, une école doit disposer d’un bâtiment en dur, avoir un espace géographique ou un terrain de récréation pour les élèves, et elle ne devrait être construite à moins de 500 m d’un autre établissement privé déjà opérationnel… Autant de critères qui sont loin d’être respectés à la lettre.

    Fahranarison

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