Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
    Préc Suiv

    Elevage  : seuls 5% des bétails sont de race améliorée

    Sur les 72% des ménages malgaches qui pratiquent l’élevage à Madagascar, seul 5% sont propriétaires de bétail de race améliorée. La méconnaissance des techniques modernes et l’insuffisance des moyens financiers sont les principales causes de ce faible taux, selon le constat du ministère de l’Elevage.

    Le ministère de l’Elevage collabore actuellement avec le Plan d’action pour le développent rural (Padr) dans la promotion de l’insémination artificielle en vue d’améliorer la productivité des animaux d’élevage à Madagascar. L’objectif fixé dans le cadre du Programme sectoriel agriculture, élevage et pêche (Psaep) étant d’augmenter le taux de race améliorée à Madagascar à 20% d’ici 2020. Il s’agit pour le moins d’un travail de longue haleine.

    Insuffisance des techniques

    D’après Diamondra Razaivaovololonianina, directeur général du ministère de l’Elevage, la plupart des éleveurs malgaches ne suivent pas les normes requises dans les techniques d’élevage. « La conduite de l’élevage, la nourriture du bétail et sa santé sont les trois principaux facteurs qui peuvent améliorer la qualité de la production », indique ce responsable, qui précise également que Madagascar ne dispose pas encore d’un Plan national pour l’amélioration génétique, ce qui est un réel facteur de blocage à l’amélioration de la race du bétail à Madagascar.

    Protection contre les épidémies

    Le premier avantage de l’insémination artificielle est la protection des bétails contre les différentes épidémies. « Les semences sont traitées dans des laboratoires avant de procéder à l’insémination des animaux. Certaines semences sont importées d’autres pays pour avoir une race améliorée. L’insuffisance d’azote liquide pour la conservation des semences est également un autre problème auquel font actuellement face les agents inséminateurs », a expliqué le directeur général du ministère de l’Elevage. Par ailleurs, l’effectif des agents inséminateurs est extrêmement faible dans le pays, et le coût de l’insémination est également onéreux pour les éleveurs. « Le coût varie entre 40 000 et 60 000 ariary, et l’éleveur doit savoir exactement la période de reproduction de la femelle qui n’est que de quelques heures pour la plupart des bétails », d’après toujours, Diamondra Razaivaovololonianina.

    Riana R.

    Les commentaires sont fermées.