Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
    Préc Suiv

    Exaction à Anjozorobe : les Antandroy s’insurgent

    Exaction à Anjozorobe : les Antandroy s’insurgent

    Après la série de bavures perpétrées par des militaires à Tsiroanomandidy, ces derniers se retrouvent encore une fois impliqués dans l’affaire d’Anjozorobe, qui met en cause un natif de l’Androy, décédé sur place.

    Alors que le corps du défunt reste introuvable, les Antandroy lancent un ultimatum à l’Etat afin de le restituer. L’affaire se complique. A peine l’affaire Tsiroanomandidy portant sur l’opération   « Fahalemana » résolue que survient l’incident de la carrière d’Anjozorobe qui a fait un mort et quelques blessés. Deux affaires qui ne laissent pas les natifs de l’Androy indifférents étant donné que ces derniers sont concernés de près. La fusillade à Anjozorobe qui a fait une victime n’a fait qu’enfoncer davantage le clou puisque le corps de cette dernière reste introuvable. Il faut noter que la fusillade fait suite au refus des exploitants de quitter la carrière alors qu’une ordonnance de la justice les en avait informés.            « Nous n’avons pourtant jamais vu cette ordonnance », a indiqué le propriétaire de la carrière et non moins famille de la victime, Jean Armand, hier à Antohomadinika. « Et comme nous avons refusé de quitter les lieux, un membre de la famille d’une personnalité étatique a ordonné aux militaires d’ouvrir le feu », a-t-il poursuivi. Choqués par le déroulement des évènements, les natifs de l’Androy montent au créneau.       « Nous n’avons pas peur de l’Etat et si cela continue, l’affaire pourrait se terminer comme au Rwanda », a menacé un natifs de l’Androy, Tomasy Tsimihondra, présent à la conférence de presse à Antohomadinika.

    Ultimatum

    Les Antandroy donnent ainsi une semaine à l’Etat pour restituer le corps de leur fils, tué par les militaires. « Ce pays appartient à tous les Malgaches et non à un seul et encore moins à un fils de dirigeant », a indiqué Tomasy Tsimihondra. « Nous réclamons ainsi que le corps de notre fils nous soit remis dans les plus brefs délais », a-t-il poursuivi. Malgré cela, des bruits courent selon lesquels les forces de l’ordre envisagent d’arrêter le frère de la victime. « Nous n’accepterons jamais cela », ont indiqué les Antandroy. Dans tous les cas, l’affaire est déjà entre les mains de la justice.

    Il faut noter que les militaires n’en sont pas à leur première bavure puisque ces derniers ont déjà ouvert le feu sur de simples citoyens à Tsiroanomandidy, lors de l’opération « Fahalemanana ». « Une opération qui était un échec total », d’après toujours les natifs de l’Androy.

    Quoi qu’il en soit, il semble que les Antandroy ne soient pas du même avis. En effet, certains d’entre eux estiment que tous ces évènements, particulièrement ceux que dénonce Tomasy Tsimihondra, risquent d’engendrer une guerre ethnique. Ces derniers préfèrent ainsi s’en référer au verdict du tribunal au lieu de proférer des menaces en tout genre.

    Haja R.

    Les commentaires sont fermées.