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    Chronique : consolation en une justice immanente

    A l’exception des combinards tout le monde ressent le besoin de justice surtout lorsque l’on se trouve en situation de victime. Face à des procédures et décisions que l’on a récemment relevées dans l’actualité, le public verse à faire encore moins confiance en la justice des hommes, au système judiciaire de l’Etat.

    Normal que ses collègues n‘ont pas jeté à Tsiafahy le magistrat suspecté d’avoir été impliqué dans l’affaire d’enlèvement à Toamasina, on n’envoie pas juges et flics dans des centres où ils risquent les pires maltraitances. Les raisons invoquées pour justifier l’incarcération à Arivonimamo de la dame suspectée d’être la pièce maitresse de l’enlèvement, récidiviste de faits identiques à ceux pour lesquels elle est aujourd’hui poursuivie, interrogent par contre sur les limites des autorités judiciaires. Incarcérée pour purger une peine ou placée en détention préventive, plus d’une fois a réussi à s’extirper d’Antanimora avant le terme de son placement : complicité des matons voire celle de gens bien placés ? Silence ! En pays de droit le parquet aurait autorité sinon obligation d’ouvrir une enquête à ce propos. Dans les explications du placement à Arivonimamo on reproche plus à la dame une grande familiarité avec les lieux et avec les combines qui se traitent à Antanimora, sans faire allusion à l’existence de complices : des intouchables ?

    Du côté d’Ambaniala Itaosy la population s’est faite à l‘idée de ne plus se fier à la Justice et à ses lieutenants flics ou pandores. Ses fils qui ont participé

    au saccage du domicile de Monsieur Lahiniriko ont fini de purger leur peine. La population attend des informations concernant les poursuites contre celui suspecté d’avoir tué une innocente victime qui n‘a eu de tort que d’être passée à cet endroit au petit matin pour aller travailler, crime source d’une fureur populaire. En l’absence d’information les rumeurs vont bon train. Le suspect a été exfiltré par certains amis des forces de l’ordre,  l’omerta lui a assuré un anonymat. Le public veut pourtant croire en une justice, autre que celle d’un système corrompu. Court une  légende : le meurtrier aurait trouvé embauche auprès d’une autre personnalité. Qui faillit une fois récidivera ! Le bonhomme aurait harcelé une fille de la famille… que de propos sordides ne raconte-t-on pour mieux salir le mec, il aurait ensuite tué avant de se suicider. A défaut d’une juste justice égale pour tous, de cette légende les gens tirent une morale pour apaiser leur soif de vengeance. Rien ne confirme pourtant une unique identité pour les deux tueurs.

    Léo Raz

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