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    Anjozorobe : une affaire d’ Etat

    Anjozorobe : une affaire d’ Etat

    Face à l’affaire d’Anjozorobe qui prend une tournure inquiétante et où le nom du fils du chef de l’Etat a été cité dans une fusillade, le Président sort de son mutisme. Il y voit une manipulation politique derrière cette affaire.

    Le locataire d’Ambohitsorohitra a enfin décidé de se manifester et l’affaire dite d’Anjozorobe semble devenir une affaire d’Etat. «Je prends mes responsabilités et  j’ai déjà ordonné une enquête approfondie», a fait savoir le Président, samedi dernier au Palais d’Etat d’Iavoloha, face aux journalistes. C’était à l’issue d’une rencontre avec les maires de la région Vakinankaratra. Le locataire du lieu  entrevoit, d’ailleurs, une manipulation de l’opinion derrière cette affaire qui, ces temps-ci, a fait monter au créneau ses détracteurs mais aussi des personnalités se disant natifs de l’Androy.

    A propos  de la prétendue présence de son fils, citée par certains, sur les lieux de la fusillade, il n’hésite pas à demander des preuves à l’appui. «Montrez des photos (…)», a-t-il tonné. «Ne créez pas la zizanie entre les Antandroy et le Président, c’est un faux problème», a-t-il soutenu, en ajoutant que la population dans cette partie de l’île fait confiance au Chef de l’Etat car il est le premier à se déclarer prêt à concrétiser la mise en œuvre des infrastructures dans ces lieux. «J’ai mis en place des infrastructures de base dans l’Androy, et d’autres y font obstacle. Il faut faire attention, car j’étais élu à 100% dans cette région», a poursuivi le Chef de l’Etat.

    Mise en garde

    L’affaire de fusillade dans une carrière située dans la localité de Marotsipohy à Anjozorobe avait marqué la semaine passée où un natif de l’Androy aurait péri. Lors d’une conférence de presse, à l’Espace Vatomanga à Ankazomanga, un natif de cette localité, notamment un ancien parlementaire de la Transition, Thomas Tsimiondra avait fait une déclaration incendiaire à l’endroit des tenants du régime.  Ses affirmations ont été, toutefois, démenties par les propriétaires de ladite carrière. «Un individu a été blessé durant les cafouillages provoqués par des tirs en l’air effectués par les gendarmes mais il n’y a eu aucun mort», ont soutenu les propriétaires du lieu. Les forces de l’ordre, par le biais du commandant de la Circonscription régionale de la gendarmerie nationale (CIRGN), le général Florens Rakotomahanina, face à la presse, vendredi dernier, ont elles aussi démenti l’existence d’affrontement ou de mort à Anjozorobe, sans pour autant identifier l’origine des tirs. Cela étant, seuls les résultats de l’enquête permettront d’établir la vérité des dires des uns et des autres qui jusqu’ici, jouent sur le terrain de la communication. Le Président a, à cet effet, tenu à mettre en garde. « La liberté de presse, je l’accepte, c’est dans la Constitution. Mais cela exige des responsabilités (…). Il ne faut pas entraîner la population dans des zizanies futiles et sachez discerner les vraies informations des fausses», a-t-il déclaré.

    Toujours est-il que la rencontre avec la presse, samedi dernier, a été aussi une occasion d’aborder d’autres sujets sensibles avec le Chef de l’Etat. Sur ce, concernant l’Advance Cargo Déclaration, le Président assure qu’il veut simplement soutenir le secteur privé face aux importations frauduleuses. A propos des nominations des ambassadeurs, le Président a réitéré que c’est imminent. «Avec la tenue du Sommet de la Francophonie, les nominations deviennent une priorité. Chaque chose en son temps, il faut bien y réfléchir. Il en de même pour le remaniement du gouvernement», a-t-il ajouté.

    Jao Patricius

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