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    Bois de rose à Singapour : Beriziky réclame une enquête

    Bois de rose à Singapour : Beriziky réclame une enquête

    L’ancien Premier ministre Jean-Omer Beriziky reste critique vis-à-vis du régime. Il l’a encore prouvé hier.

    Le cas des bois de rose saisis à Singapour et qui fait l’objet d’une enquête judicaire continue à faire des vagues. Hier à sa résidence à Ambodirotra, l’ancien Premier ministre et accessoirement ministre de l’Environnement du temps de la Transition, Jean-Omer Beriziky s’est aussi invité dans le débat. Il estime que la partie malgache devrait, elle aussi, diligenter une enquête à Madagascar.

    «L’exportation de bois de rose l’est toujours dans le cadre de l’illégalité, qu’elle soit autorisée ou non par l’Etat, comme pour le cas des bois de rose saisis à Singapour. Il n’existe pas de trafic légal», a soutenu l’ancien chef du gouvernement. L’ancien locataire de Mahazoarivo qui, soit-dit en passant a eu l’occasion à maintes reprises d’éradiquer en son temps ce trafic, a d’ailleurs fourni une liste des noms des personnes impliquées dans ce fléau à l’actuel président de la République, avant son départ de Mahazoarivo. Une patate chaude qui est restée jusqu’à ce jour, sans suite. Malgré tout, l’ancien Premier ministre estime que cette lutte peut toujours aboutir avec de la volonté politique, de part et d’autre.

    Lors de sa rencontre avec la presse, cette personnalité n’a en tout cas pas seulement évoqué le trafic de bois de rose. Il a également touché  mot des autres «dossiers chauds» du moment. C’est le cas notamment de l’affaire d’Anjozorobe, de la famine dans le Sud ou encore de la lutte contre la corruption. «Il faut toujours communiquer la vérité à la population (…) car le pouvoir politique vient de là. Il faut être ainsi redevable envers le peuple. C’est d’ailleurs ce qui manque terriblement chez nos dirigeants au point que ce sont les rumeurs qui prédominent», a-t-il indiqué, en faisant référence à l’affaire d’Anjozorobe où une proche famille du Chef de l’Etat a été citée. Du reste, l’ancien Premier ministre n’a pas manqué d’officialisersa participation à un forum international qui va se tenir à Baku en Azerbaïdjan prochainement. Il s’agit d’une rencontre où des sujets liés à la promotion des droits humains et la question de genre seront, ente autres, discutés.

     Jao Patricius

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