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    Chronique : femmes, femmes, où sont les femmes

    Elles sont là, essaient de montrer les organisations politiques, quelques-unes en effet ornent leur vitrine : ministres, députés, sénateurs ou autres maires et conseillers. Mieux que rien, mais partagent-elles réellement les responsabilités, ou servent-elles là davantage de simples hochets à une communication, objets en témoignage d’une prétendue politique à la cause de la femme ? Ça ne serait que ça qu’il faudrait déjà s’en réjouir. La comédie des discours suffit à interroger sur la réalité crue que vivent les femmes dans leur majorité.

    Les femmes sont bien là, elles sont très présentes pour faire tourner la machine familiale, quand parfois ou plutôt souvent les hommes démissionnent de leurs responsabilités dès que celles-ci se font lourdes. Ce qui est le cas actuellement, et rien ne permet de croire que les difficultés iront en s’allégeant. L’avenir ne promet ainsi pas une amélioration du sort de la femme.

    Le progrès se fait de plus en plus présent, il s’agite sous les yeux partout dans le monde, mais il a son prix, or la facture s’éloigne de plus en plus des moyens dont la moyenne ici dispose. Le progrès représente une chimère de plus pour les miséreux, « mangetaheta ambony lakana », avoir soif alors que l’on se trouve sur une pirogue savent le dire si bien les petites gens.

    Dans le monde des miséreux, un monde plus immense que l’on ne veuille bien le considérer, la femme n’a pas en préoccupation première de se libérer de son statut, elle souhaite sûrement en priorité que l’on libère son monde de la misère. Elle et elles ne se font aucune illusion sur une évolution de leur sort avant que les conditions de vie ne changent. Souvent les associations de gens de bonne volonté leur apportent de nouvelles capacités, telles celles acquises par l’apprentissage d’activités génératrices de revenus, elles ne se font aucune illusion, ces moyens ont surtout de mérite à gérer la situation, souvent à pallier la démission des mâles, confinés à leur seul rôle d’organes géniteurs irresponables du destin de leur production. Il suffit de se pencher sur les structures familiales dans les couches de population où s’est installée de façon banale la pauvreté : les familles se composent, se décomposent ou se recomposent au gré des difficultés, souvent la femme endosse la responsabilité d’une famille monoparentale. Sans emploi, sans spécialité, avec le mince revenu que rapporte l’homme, elle peine à reproduire le miracle au quotidien de faire bouillir la marmite à partir de rien ou presque rien.

    Léo Raz

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