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    Parti : Rabeharisoa s’aligne dans l’opposition

    Parti  : Rabeharisoa s’aligne dans l’opposition

    C’est officiel, le parti de PLD choisi de s’apposer au régime pour rester au niveau de l’échiquier politique.

    Sans surprise, le Parti libéral démocrate (PLD), conduit par Saraha Rabeharisoa a officialisé, hier auprès du ministère de l’Intérieur et de la décentralisation son appartenance à l’opposition. Elle n’a d’ailleurs pas manqué de lancer quelques piques à l’endroit des formations politiques censées prendre la tête de cette branche. «Ce sont des partis qui n’ont pas encore digéré le «ni…ni». Ils n’ont pas de volonté politique à prendre cette voie. Nous savons tous que, dès janvier 2016, ces partis ont tous déclaré qu’ils auront des candidats en 2018. Donc leur raisonnement, ce n’est pas la manière de développer le pays mais celle de se faire élire en 2018. C’est d’ailleurs à cause de cela que des blocages persistent actuellement sur tous les plans», a-t-elle tonné hier sur une station de télévision privée. L’ancienne égérie des Verts met en avant le fait que les partis tels que «Tiako i Madagasikara» (Tim) ou encore «Miaraka amin i Prezidà Andry Rajoelina» (Mapar) s’abstiennent de se prononcer en tant qu’opposition en dépit de leur position vis-à-vis du régime. «A voir de près la situation au niveau du Sénat où siègent deux élus du Mapar et trois issus du Tim, il est clair qu’il n’existe pas de jeu démocratique», a-t-elle noté.

    Le parti de l’ancien président Marc Ravalomanana, en dépit de ses sorties pleines de critiques à l’endroit du régime, reste dans le giron de ce dernier aussi bien au sein du Sénat que de l’Assemblée nationale. Pas plus tard que le week-end dernier, en visitant  le quartier général de la station Malagasy broadcasting system (MBS), il a dénoncé la fragilité de l’Etat tout en mettant en garde les dirigeants actuels. «Nous sommes actuellement dans une mauvaise passe», a-t-il indiqué. «Le Tim ne sera pas une opposition au Sénat (…). Les élus Tim ne se positionnent pas en tant qu’opposants mais se dressent contre les injustices et les décisions qui vont à l’encontre des intérêts de la population», s’est défendu sur ce point la sénatrice Olga Ramalason.  Il en est de même du Mapar de l’ancien président de la Transition qui hésite à franchir le pas, en dépit de ses prises de position. «Je ne comprends pas pourquoi on nous pousse vers l’opposition alors que nous devrions, au contraire, former le gouvernement», a scandé Herman Razafimahefa, lors du débat sur l’opposition organisé par la fondation Friedrich Ebert stiftung (Fes), récemment au Carlton.

    Le Parti libéral démocrate de Saraha Rabeharisoa entend ainsi profiter de cette brèche pour s’ériger en tant qu’opposant légal.

    Jao Patricius

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