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    Cacao : Diana, principale zone productrice

    Cacao  : Diana, principale zone productrice

    Le cacao de Madagascar est l’un des plus réputés au monde, même s’il ne représente qu’une très faible part de la production mondiale. C’est de la vallée du Sambirano, près d’Ambanja, que provient la majeure partie de ce produit.

    Comme les épices, le litchi ou encore le café, le cacao constitue une culture de rente essentielle pour l’économie de Madagascar. La culture du cacao à Madagascar représente une production annuelle moyenne de 6.000 tonnes. La Diana et la Sava sont les fiefs de cette production, principalement autour d’Ambanja et dans la vallée du Sambirano, où sont situés les meilleurs producteurs.

    L’Afrique (Côte d’Ivoire, Ghana, Nigeria, Cameroun, Togo, Equateur…), le Mexique et le Brésil sont les premiers exportateurs de cacao et à Madagascar, 90% du cacao exporté proviennent de la Diana. Les chocolateries locales consomment le reste.

    La particularité de Madagascar, quasi unique au monde, est de disposer des trois variétés cultivées de cacaoyer, dont la « criollo », très recherchée pour son arôme prononcé et sa faible amertume. Le cacao de Madagascar est classé parmi les meilleurs cacaos du monde et labellisé « Cacao Fin » par l’International cocoa organization-UK (Icco). Toutefois, il ne représente pas plus des 0,2% de la production mondiale.

    Une trentaine de milliers d’exploitants

    Un collecteur d’Ambanja a confié qu’il collecte durant les périodes de pluies en moyenne 10 tonnes de fèves séchées par semaine. « Entre les mois d’avril et octobre, nous parvenons à collecter quatre fois plus. Cependant, la marge entre le prix de collecte et le prix de vente est minime. Nous achetons le kilo à 7.000 ariary pour ensuite le revendre à 7.100 ariary », a-t-il expliqué. La récolte des cabosses de cacao se fait toute l’année mais c’est entre les mois d’octobre et novembre que la production atteint son pic.

    Le fait que la majorité des collecteurs opèrent dans cette partie de l’île justifierait cette situation. Plus d’une trentaine de milliers d’exploitants cultivent sur une superficie de plus de 15.000 hectares. Quelques exportateurs en cultivent également à Ambanja sur 2.000 ha environ.

    Une situation de monopole

    Comme dans presque toutes les filières telles que le litchi, le café, les épices, la filière cacao est détenue par une poignée de collecteurs/exportateurs qui imposent leurs règles. Ainsi les producteurs deviennent de simples fournisseurs de matières premières tributaires du prix très souvent à leur désavantage. Sous la pression il est difficile pour une coopérative de s’imposer dans la filière comme acteur économique indépendant.

    Les exportateurs de leur côté exigent des produits de qualité : finesse et goût, récolte de cabosses bien mûres, techniques de fermentation aux normes (température, durée), méthode de séchage (sur aire cimentée), et conditions de magasinage parfaites.

    Traditionnellement la fermentation du cacao est réalisée par les collecteurs/exportateurs qui souhaitent maîtriser la qualité export. Les producteurs livrent donc les fèves de cacao fraîchement décabossées. Cette valeur ajoutée échappe donc aux producteurs faute de formation et d’investissement dans des infrastructures simples telles que les caisses de fermentation collective.

    Arh.

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