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    Internet et prostitution : de nombreux jeunes en danger

    Internet et prostitution  : de nombreux jeunes en danger

    L’internet fait désormais partie de la vie quotidienne des jeunes et moins jeunes. Mais tout en les aidant à enrichir leurs connaissances et à faciliter les travaux de recherches dans le cadre de leurs études, l’internet constitue également une véritable menace pour la majorité d’entre eux, notamment ceux qui l’utilisent pour racoler des clients en vue de se prostituer.

    Présentés, hier au Development learning center (DLC) à Anosy en marge de la Conférence internationale sur les droits de l’enfant à Madagascar, les résultats de la première étude menée sur le sujet dans les zones d’intervention de l’ONG Ecpat France Madagascar, à savoir Antananarivo et Nosy Be, sont accablants. Selon le chargé de recherche, évaluation et capitalisation d’Ecpat France, Honoré Rafamimaro, «Plus d’une centaine de jeunes, qui ont accepté de répondre aux enquêteurs sont tombés dans ce piège, qui concerne probablement d’autres jeunes filles d’autres régions eu égard à la banalisation de l’accès à l’internet dans le pays via les téléphones portables ou les «cybers». Ceci ne cesse de se développer avec la venue de nouveaux réseaux, entraînant la baisse des coûts de connexion…».

    La classe d’âge des jeunes, majoritairement de sexe féminin, utilisant internet pour la prostitution est de 15 à 22 ans, dont 60% sont âgées entre 16 et 17 ans, avec un niveau d’instruction qui dépasse le secondaire. La facilité d’accès aux clients, l’anonymat et les tarifs plus élevés que si on racole dans la rue expliquent la motivation de ces jeunes à utiliser internet pour la prostitution. Pour ce faire, ils utilisent majoritairement les réseaux sociaux, tels que Facebook. A l’issue de cette étude, la «pré-prostitution», très répandue dans le monde depuis les années 2000, semble également être bien implantée dans la Grande île. Selon notre source, «ce sont les filles de classe moyenne ou élevée qui sont les plus exposées à ce phénomène».

    Lancement de la campagne «Utilisons internet avec la tête»

    Ecpat France interpelle les autorités compétentes et le public, surtout les parents, face à l’ampleur de la situation. Toujours est-il que selon un sondage effectué par cet organisme, 85% des parents ne contrôlent pas les activités de leurs enfants sur internet. Dans cette optique, Ecpat France a lancé hier une grande campagne de sensibilisation intitulée «Utilisons internet avec la tête». Sur ce, des brochures seront diffusées auprès des jeunes, des parents, des intervenants sociaux et des responsables de cybercafé.

    L’objectif ne consiste pas à proscrire l’utilisation de l’internet par les jeunes, mais plutôt à les conscientiser à en faire bon usage, comme l’a souligné la directrice pays d’Ecpat France Madagascar, Olga Bautista Cosa. «Il ne s’agit pas pour nous de diaboliser internet, mais d’inciter les jeunes à être responsables dans leur manière d’utiliser internet et leur faire prendre conscience des dangers et dérives qu’ils encourent», a-t-elle précisé.

    Fahranarison

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