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    Des mesures « radicales »

    Des mesures « radicales »

    L’Europe est sur le qui-vive et sur ses gardes. Après les attentats de Paris, ceux de Bruxelles constituent une menace réelle. Les terroristes sont maintenant au cœur de l’Europe. Les 15 kg de produit explosif trouvés dans un appartement loué par les suspects, ainsi que d’autres bombes ont permis sur le champ de déduire que les terroristes concoctent d’autres attentats d’envergure. La vigilance est relevée au plus haut niveau, en « alerte attentats ». Le danger n’est pas encore écarté, au contraire il guette l’Europe qui est maintenant devenue un champ de bataille pour les terroristes.

    Et au moment même où la Belgique en particulier et l’Europe en général pleurent leur mort, les institutions de l’Union européenne et ses 28 Etats membres commencent à débattre des mesures efficaces pour mieux lutter contre le terrorisme. Face à l’ampleur de la situation, il faut agir vite et adopter une réponse commune. La France, par le biais de son ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeuneuve a remis sur la table le fameux « Passenger name record » (PNR) et demande à ce qu’il soit adopté afin de renforcer le plan et la lutte contre le terrorisme. C’est une sorte de fichier de contrôle et de vérification systématiques des passagers aériens européens. Il permet de récolter plus d’informations sur les personnes rentrant dans l’espace Shengen et constitue dans ce sens le meilleur contrôle des armes en circulation dans l’Union.

    A ce titre, les Etats-Unis et le Canada sont pris comme modèles en matière d’efficacité du PNR. C’est pourquoi, le gouvernement français insiste à ce que ce projet soit adopté au sein de l’Union. Sauf que, fidèles à leur principe et à leur politique, certains députés français et de l’union restent perplexes et indécis tout en définissant le PNR comme un système de surveillance de masse. D’après eux, cela porte atteinte à la liberté individuelle et bafoue même le sens de la vie privée.

    Quelques heures après les attentats de Bruxelles, la Pologne a agi en tout état de cause et fermé ses frontières aux migrants. Une mesure de précaution à l’encontre de l’engagement pris par l’ancien gouvernement centriste d’accueillir 7000 réfugiés. Devant les menaces terroristes, la Pologne n’y est pas allée par quatre chemins pour ne pas offrir une marge de manœuvre aux terroristes qui se fondent parfois dans la masse des migrants. Pour une mesure radicale louée par certains, c’en est une en attendant l’adoption ou non du PNR.

    J.R.

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