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    Michaëlle Jean : « J’ai la conviction que nous serons prêts à temps »

    Michaëlle Jean  : « J’ai la conviction que nous serons prêts à temps »

    Face à la presse, hier, au terme de ses deux jours de mission dans la Grande île, la secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean a, une fois de plus, plaidé en faveur de l’organisation du sommet de novembre.

    La secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean vole au secours des organisateurs du sommet de la Francophonie, prévu fin-novembre, notamment en ce qui concerne les inquiétudes liées aux infrastructures. Certes, elle a avoué n’avoir pas encore constaté de visu l’avancement des travaux mais elle assure qu’avec son équipe, les éléments qui lui sont parvenus permettent d’affirmer que l’avancement des travaux semble acquis. «Je n’ai pas personnellement visité les chantiers mais, par contre, nous avons du personnel ici, des équipes qui sont déployées. Nous avons organisé plusieurs missions. Ces équipes me font un rapport régulier et suivent pas-à-pas l’avancée des travaux et des chantiers», a avancé la secrétaire générale de l’organisation francophone. Et elle de marteler que «J’ai la conviction que nous serons prêts à temps, que le chantier avance bien (…). On va travailler dix jours sur sept».

    Plaidant pour la démarche qu’elle a entreprise dans son agenda, elle note qu’il s’agit d’une démarche de proximité et de dialogue. «Avec le temps qui m’est imparti, j’ai préféré ajouter à ces rapports et à ces travaux menés sur le terrain des occasions d’entendre des Malgaches, d’être là, d’écouter les jeunes, de sentir et de communiquer ce que l’on va faire ensemble, sur ce à quoi nous allons travailler ensemble», a-t-elle expliqué en insistant sur le fait qu’il faut une complémentarité entre le travail sur le terrain et le dialogue. L’ancienne journaliste a précisé que cela n’enlève en rien au suivi des travaux sur le terrain. «Je peux vous dire aussi que, en plus de ces équipes qui sont en train de suivre l’avancement des travaux et l’organisation du sommet, nous sommes très attentifs. Nous mobilisons aussi des contributions, des efforts», a-t-elle déclaré.

    La secrétaire générale de la Francophonie indique par ailleurs que Madagascar n’est pas seul dans l’organisation de ce sommet, d’autant qu’il existe d’autres partenaires de l’espace francophone qui entrent en jeu. «Parce que c’est pour Madagascar une vitrine extraordinaire mais ça l’est aussi pour tout l’espace francophone, parce que c’est une francophonie de solution. Tous vont également vouloir, durant ce grand rendez-vous, montrer ce dont ils sont fiers», a-t-elle assuré.

    Adhésion populaire

    L’ancienne gouverneur général du Canada, qui plus est d’origine haïtienne a aussi soutenu les valeurs de la Francophonie qui, selon ses dires, ne se limitent pas à la France. «La Francophonie, c’est quatre-vingt Etats et gouvernements dont la République de Madagascar, et la France est un pays parmi les 80. La voix, les perspectives, les réalités de chacun de ces Etats et gouvernements comptent. La Francophonie, c’est aussi une francophonie des peuples. L’espace francophone sur cinq continents, il n’y a ni petit ni grand pays, ni petit peuple et grand peuple. Chaque pays a un apport singulier. C’est cela le bel idéal de la Francophonie. C’est la Francophonie que je porte», a-t-elle plaidé.

    Pour ce qui est de l’amalgame faite, à tort ou à raison, par rapport à la France, elle estime d’ailleurs que le français est la langue qui nous relie. «Qu’est-ce qu’elle est cette langue ? Elle est un levier. Un levier pour faire ensemble, pour se rejoindre, pour partager, pour mettre ensemble ou mutualiser nos connaissances, nos savoir-faire, nos meilleurs pratiques, nos possibilités, nos envies d’élargir notre espace». «Ce n’est pas uniquement le sommet des autorités de Madagascar, c’est le sommet d’un peuple rassemblé, volontaire pouvant mettre en commun ce qu’ils savent faire de mieux», a-t-elle soutenu.

    Elle estime en tout cas que l’adhésion populaire s’acquerra avec plus d’engagement dans la communication. «Je pense qu’il faut l’y engager, prendre le temps, communiquer, je ne fais que cela pendant mon séjour (…)». Sur sa lancée, la secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean de soutenir qu’il ne faut pas «être refermé sur soi-même, se priver de possibilité justement d’amener le monde à soi, d’engager aussi nos aspirations vers des partenaires, les investisseurs. Il y aura aussi durant ce sommet des invités qui sont capables d’accompagner Madagascar à concrétiser ses aspirations» et que «Madagascar mérite ce sommet».

    Jao Patricius

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