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    Pâques à Antsirabe : les usagers boudent les taxis-brousse

    Pâques à Antsirabe  : les usagers boudent les taxis-brousse

    Les coopératives reliant la capitale à la ville d’Eaux ne font pas recette, alors que d’habitude, en cette période de fêtes des Pâques, Antsirabe est une destination prisée des vacanciers. Mais à entendre les coopératives, les passagers ne sont pas au rendez-vous au stationnement du Fasan-Karana.

    Normalement, au moins une centaine des taxis-brousse assurent le trafic et la liaison entre la capitale et Antsirabe. Or, selon les témoignages des responsables de ces coopératives, ainsi que de leurs rabatteurs, aucune affluence des passagers n’est enregistrée jusqu’à maintenant. « En tout cas, les affaires sont plus moroses que l’année dernière à la même période », indique un rabatteur. « Depuis lundi jusqu’à hier, c’est à peine si une vingtaine de véhicules ont pris le départ, même si on brade notre tarif à 8 000 ariary, contre 10 000 ariary officiellement », déplore ce dernier.

    Lui et ses pairs n’ont effectivement pas de salaire fixe. Leurs revenus journaliers dépendent ainsi uniquement du pourcentage sur les frais des voyageurs qu’ils rabattent. « Les temps ne sont plus ce qu’ils étaient. Je me demande si j’aurais cette fois-ci l’occasion de passer de joyeuses Pâques avec ma famille », s’inquiète Bota, un autre rabatteur qui est dans le métier depuis vingt ans. Selon ses dires, la veille des Pâques et la période de retournement des morts, début-novembre ont toujours été pour eux une aubaine dans l’année. « Ici au Fasan-Karana, c’étaient de longues files d’attente auprès des guichets des coopératives il y a quelques années de cela. Il nous est même arrivé d’appeler en renfort d’autres coopératives, voire des taxis-be, mais il est loin ce temps béni », a-t-il soupiré. Son seul espoir repose sur une hypothétique affluence des passagers, ce jour et demain dimanche.

    La ville d’Eaux demeure-t-elle toujours la destination préférée des Tananariviens pendant les festivités pascales ? Une question à laquelle certains répondent qu’Antsirabe a depuis longtemps été remplacée par le « By-pass », effritement des bourses oblige.

    Cotisse affiche complet

    Pour sa part, Cotisse transport, une coopérative qui a pignon sur rue à Ambodivona et offre des voyages terrestres de première classe, affiche complet – ou presque – pour les départs de ce samedi et de demain dimanche vers Toamasina et Mahajanga. « Si les candidats au départ continuent à affluer, il se pourrait que nous allions faire appel à nos vacataires », a confié une responsable auprès de cette coopérative. Ce qui signifie que ceux qui en ont les moyens n’hésitent pas à profiter de cette aubaine de quatre jours chômés et payés pour s’évader vers ces deux villes côtières.

    Haro sur les « spécial »

    Des chauffeurs de taxi-brousse d’Ambodivona ont émis des remarques sur la pratique de certaines familles à louer des véhicules en « spécial », notamment les taxis-be de la capitale, pour leur déplacement en province, surtout en cette période de festivités pascales. « Ces véhicules ne sont pas faits pour les longs trajets, et par conséquent leur entretien diffère de celui des taxis-brousse. De plus les chauffeurs de taxi-be ne sont pas habitués aux aléas des routes nationales, quelles que soient leurs années d’expériences », a indiqué l’un d’eux. Ils ont ainsi mis en garde contre les terribles accidents occasionnés par la location de ce genre de véhicule, des accidents mortels la plupart du temps. « Les chauffeurs de taxi-be ne seront également pas contents si nous desservons leur itinéraire. Que l’ATT prenne les mesures nécessaires, notamment sur la délivrance des autorisations », ont conclu ces chauffeurs.

    Sera R.

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