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    Vol de vanille verte : la production gravement menacée

    Vol de vanille verte : la production gravement menacée

    Les vols de vanille sur pied gagnent de l’ampleur dans la partie Nord de l’île. Une situation encore difficilement maitrisable pour les acteurs de la filière.

    La semaine dernière, les éléments de la gendarmerie d’Ambanja ont mis la main sur 450 kg de vanilles volées. Des marchandises déjà traitées et près à être vendues. Une personne a jusque-là été arrêtée avec les présumés acheteurs. Mais, l’enquête se poursuit pour remonter jusqu’aux véritable auteurs de cette pratique que condamnent particulièrement les membres de la Plateforme nationale de la vanille (PNV). Si ces derniers tentent d’éradiquer à la racine ces vols, leur action se limite à l’arrestation des larrons. Pourtant, cette pratique ne manquera pas d’handicaper la production en général.

    Pas plus tard qu’au début de ce mois, les membres de la PNV ont fait part de leur crainte de voir être réduite de moitié la production pour la prochaine campagne, prévue débuter en mai prochain. «La production de vanille, pour la prochaine campagne pourrait ne pas dépasser les 1.500 tonnes alors qu’auparavant, elle a atteint 3.000 tonnes», a annoncé Irène Souchaud, présidente de la PNV. Les vols sont la principale cause de cette chute de la récolte « Les gousses de vanille verte sont volées sur pied, et ce depuis le début de l’année », a-t-elle confié.

    Pour pallier cette situation, les producteurs semblent n’avoir d’autre choix que de procéder à la récolte des gousses, qui sont de ce fait encore vertes. Or, cueillies trop tôt, séchées artificiellement, mises sous vide de manière non conforme, les gousses perdent de leur qualité. Ces violations des règles de production, de récolte et de conservation ne peuvent qu’être dommageables à ce produit qui figure pourtant parmi les meilleurs et les plus prisés sur le marché international. Et cela menace surtout l’avenir des milliers de petits producteurs.

    Face à la dégradation de la qualité, mais aussi à la faiblesse de l’offre, les opérateurs craignent de ne pas pouvoir supporter la concurrence des autres pays producteurs.

    Difficile donc d’assainir la filière tant les moyens de l’Etat restent limités face à ceux des trafiquants, beaucoup plus puissants. En 2014, 2.500 tonnes de vanille ont été exportées pour un total de 118 millions de dollars.

    Arh.

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