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    Le pire est à craindre

    Le pire est à craindre

    Il faut se rendre à l’évidence. Une nouvelle crise politique est en train de sourdre, sans pessimisme aucun. La polémique suscitée par les récentes échauffourées à Antanimora, ainsi que les déclarations politiques de toutes parts qui s’en sont suivies ne devront pas être prises à la légère.

    Apparemment, la résistance du sénateur Lylison aux forces de l’ordre est sur le point de faire école. Un parti dénommé « Aro Riaka » entend maintenant braver les interdits en voulant investir la place de la Démocratie à Ambohijatovo après que l’officier supérieur de gendarmerie a dénigré l’officier général, détenteur du commandement dans la circonscription d’Analamanga. Alain Ramaroson, une personnalité bien connue du paysage politique national vient également de réaffirmer son désaveu à l’endroit du régime en place et ne cesse de multiplier les provocations.

    Un scénario de déjà vu à quelques détails près. C’est ce qui est sur le point de refaire surface actuellement. En défendant becs et ongles le régime, le sénateur HVM Riana Andriamandavy VII a évoqué une orchestration politique ayant pour objectif de renverser le pouvoir comme à l’époque de la Transition. Un secret de Polichinelle qui n’a pas besoin d’être éclairci au risque d’envenimer la situation déjà délétère. Or, la même erreur que le régime Ravalomanana a commise vers la fin de son règne est en train de se répéter : céder à la provocation de la partie adverse.

    Effectivement, la situation est loin d’être bonne dans le pays. Mais elle n’est pas non plus très critique par rapport aux cinq ans de gouffre de la Transition. Nous sommes déjà bien loin d’une crise des institutions où l’Exécutif est aux prises avec les parlementaires, parce que le parti présidentiel n’a pas la majorité à la Chambre basse. Depuis, de l’eau a déjà coulé sous les ponts. Mais par malheur, Rajaonarimampianina et consorts peinent à relever Madagascar de la crise qu’il a traversée pendant la Transition. Ce, à deux ans de la fin de son mandat.

    La fatalité commise par le régime actuel est d’avoir prématurément coupé les ponts avec la Transition et ses hommes forts. C’était les alliés de fortune de Rajaonarimampianina, l’ancien ministre des Finances de la Transition, propulsé à la tête de l’Etat grâce à l’entremise de la Transition. Ils réclament depuis l’accès au pouvoir de l’ancien Grand Argentier de la Transition leur part du gâteau. Une dette que le Chef de l’Etat ne pourra que payer très cher sans la moindre réflexion.

    Vonjy M.

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