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    Chronique : pas trois après deux

    Des petits signes permettent d’augurer que le gouvernement tire à son terme. Des indiscrétions filtrent du Palais sur la formation d’un môle autour du Président. En cette période de quoi pourrait-il s’agir d’autre qui nécessite de faire bouclier pareillement si ce n’est de l’accouchement d’un décret présidentiel mettant fin au mandat du gouvernement. Un enfantement au forceps.

    Qu’importe la dureté du travail pour générer le congédiement, malgré les déclarations qui ne manqueront pas de suivre, on sait que la séparation ne se passera pas dans la tendresse, le risque n’est pas pour l’immédiat, plus tard peut-être on réglera les comptes de ce divorce.

    La désignation du prochain premier ministre focalisera l’attention du public qui, sitôt annoncé le changement de gouvernement, s’en détournera pour s’intéresser et spéculer sur l’identité de celle ou de celui qui va investir Mahazoarivo. L’identité de cet « heureux » n’est pourtant que secondaire même si le rôle de premier ministre occupe une grande importance pour le bon fonctionnement de la gouvernance. L’essentiel repose en premier lieu sur le mode de désignation. On se rappelle les atermoiements avant d’adopter une formule pour contourner la Constitution afin de procéder à la nomination du 1er premier ministre de la 4ième République, la nomination du suivant n’a pas suivi une démarche davantage conforme à la Constitution. Si au moins ces procédés pas très respectueux de la loi avaient ouvert sur une action présentant des résultats convaincants, le peuple aurait pu oublier ces écarts à la Constitution. En l’état ne vaudrait-il pas mieux jouer soi-même les amnésiques oublieux de ces incartades et se conformer à l’esprit de la Constitution, rendre à l’Assemblée Nationale le droit de désigner la personne, le droit de la nommer revenant au Président de la République. Pour l’instant le Parlement étant en intersession faudrait-il convoquer à nouveau une session extraordinaire à ce seul propos ? On sait aussi les polémiques que provoque la question de majorité au sein de l’Assemblée Nationale. Tant pis le mode adopté ne saurait être que meilleur que les deux pratiques précédentes, et peut-être que dans la foulée le prochain gouvernement sera plus enclin à trouver dynamisme au travail.

    Léo Raz

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