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    Chronique : illisibles petits papiers de Panama

    Madagascar une fois de plus se singularise, jusqu’ici aucun nom des célébrités du pays n’est sorti de ces urnes à scandales de Panama. Ridicule de conclure pour autant qu’il n’existe de ripou ici, ou que les gros vilains du cru sont tous des petits malins plus rusés que leurs équivalents sous d’autres cieux. Où sont donc passés les milliards de celui-là, ou de cet autre ci, oui de celui même auquel vous pensez ? A ce petit jeu de devinettes peu de risque de se tromper d’individu, ils ne sont qu’une douzaine tout au plus à être en odeur de posséder des millions en dollars à décliner en dizaines voire en centaines. A vue de nez seulement, ce qui tolère une marge d’erreur dans un sens, de préférence plus que moins. Les énormes richesses reconnues fondent à vue d’œil, autant que la population glisse dans l’abime de la pauvreté. Ceci explique cela peut-être mais les voies de l’évaporation et les caches des cassettes restent mystérieuses.

    Faut pas désespérer, les noms de cette douzaine de grossiums du pays n’ont pas encore émergé de cet océan de ripoux dénoncés par les « petits papiers de Panama » d’autant plus que ces noms n’ont pas nécessairement la consonance typique de l’estampille malagasy, et que les autres se trouvant dans la catégorie des petits joueurs n’ont pas encore retenu l’attention.

    De toute façon dans le pays les biens mal acquis ne nécessitent d’être dissimulés. On peut les exposer sans risque, on a même le sentiment inverse, les étaler constitue même un bouclier qui procure respect et même protection de la part de la puissance publique. N’a-t-on pas vu des agents des forces de l’ordre assurer une sécurité particulière à des personnes « très privées » ? A-t-on jamais vu en contrepartie des agents du fisc se soucier des origines des richesses dont on n’explique pas les boursoufflements brutaux ? Il serait injuste de suspecter Madagascar d’être un paradis fiscal refuge des capitaux venus d’ailleurs, mais le pays prête à être une niche non seulement d’impunité mais de sécurité pour des petits et gros malins de l’intérieur qui possèdent l’âme à s’organiser dans les combines. Corruption et ses autres déclinaisons ont encore longue vie. Panama papers ? De l’illisible pour les analphabètes d’une rectitude publique.

    Léo Raz

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