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    Evolution économique en 2015 : la gestion financière, « inefficace »

    Evolution économique en 2015  : la gestion financière, « inefficace »

    L’équipe de la Banque mondiale à Madagascar a présenté, hier, le rapport sur l’évolution économique dans le pays au cours de l’année 2015. Les objectifs fixés n’ont pas été atteints en dépit des efforts fournis par le gouvernement, note ce rapport. La Banque mondiale a mis un accent particulier sur l’inefficacité de la gestion financière de l’Etat, la poursuite des subventions aux sociétés d’Etat et la hausse continue des dépenses allouées au personnel.

    La mauvaise gestion des finances publiques a été l’un des principaux facteurs de blocage de la relance économique en 2015, selon la Banque mondiale. Le retard de l’adoption de la Loi de finances rectificative (LFR) a eu des impacts négatifs sur la gestion des dépenses de l’Etat. Selon le rapport de la Banque mondiale, 40% des dépenses de l’Etat n’ont été engagées qu’au mois de décembre 2015.

    «La longue période de suspension des engagements en 2015 a entraîné l’accumulation des dépenses vers la fin de l’année. L’accumulation des dépenses au mois de décembre dernier remet en cause la qualité de la gestion des dépenses. Cette précipitation n’a pas permis un meilleur contrôle des passations de marchés publics», a fait savoir Faniry Razafimanantsoa, économiste auprès de la Banque mondiale.

    L’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) a d’ailleurs annoncé une importante hausse des procédures dérogatoires dans les passations de marchés publics en 2015 en raison du retard accusé par la LFR, en janvier dernier, à l’occasion de la cérémonie de passation de service au niveau de l’ARMP et de la Commission nationale des marchés (CNM).

    Mauvaise qualité des contrôles

    Si la LFR devrait être présentée auprès de l’Assemblée nationale dès le début du premier semestre de l’année, la LFR 2015 n’a été adoptée que le 21 novembre dernier. Mais le retard de la LFR, et la précipitation pour engager les dépenses ne sont pas des phénomènes nouveaux à Madagascar, a affirmé l’économiste de la Banque mondiale à Madagascar. «Ce retard est également lié à la disponibilité des ressources de l’Etat», a précisé Faniry Razafimanantsoa.

    Le gouvernement devrait améliorer davantage l’efficacité de la gestion financière pour plus de crédibilité budgétaire, indique la Banque mondiale

    L’institution de Bretton Woods pointe en même temps du doigt la faiblesse de la qualité des contrôles des dépenses publiques. «Les textes y afférents existent mais ne sont pas appliqués. Les sanctions ne sont pas non plus appliquées. En plus de cela, la répartition des tâches dans les organes de contrôle est confuse. Sans parler de l’insuffisance des moyens à la disposition des agents de contrôle», a expliqué l’économiste de la Banque mondiale.

    Riana R.

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