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    Chronique : bon financement contre vilain coup

    Marche tout droit sinon pas de bonbon. On aimerait que s’énoncent ainsi les chantages qu’exercent les bailleurs de fonds pour mériter les financements qu’ils apportent. Il en est ainsi en réalité sauf que la droiture exigée de la marche prête à discussion.

    Les béni-oui-oui au pouvoir commencent à préparer l’opinion à subir une hausse de la tarification de l’énergie électrique que pratique la JIRAMA. Cette hausse représente une contrepartie des 65 millions de dollars pour le projet Pagose, projet destiné à l’amélioration de la gouvernance. Ne voit-on pas dans cette hausse une agression caractérisée à l’encontre du consommateur moyen ? Le tarif actuel grève déjà douloureusement le budget des familles aux revenus modestes, une large majorité de la population. Une attaque en règle du niveau de vie des plus défavorisés peut-elle être citée en exemple d’initiative ou en condition d’une bonne gouvernance ?

    Que de fois n’a-t-on emprunté en vain cette voie qui consiste à étrangler et à enfouir les plus faibles pour espérer rehausser le niveau de vie de tous. Utiliser la pauvreté et les pauvres en guise de marchepied n’a jamais réussi à élever aucune société, de même qu’à vouloir pénaliser les plus aisés pour engranger les miettes confisquées ne peut servir d’engrais pour fertiliser la lutte contre la pauvreté.

    On ne clame plus haut et fort les exigences pour des ajustements structurels, des prix trop chers à payer avant résultats. Les expériences n’ont pas convaincu de leur efficacité, souvent des dispositions fantasmées par une classe de technocrates égarés des réalités. Demeurent toutefois des conditionnalités qui ressemblent à des obligations d’errements.

    Le relèvement des tarifs de la Jirama risque fort d’être davantage un « tue-l’ardeur » qu’à booster l’activité. Le pays ne se trouve-t-il pas déjà dans le peloton de tête des pays où l’énergie électrique se vend au prix fort : paramètre rédhibitoire aux yeux des investisseurs. En arrière-pensée et en compensation vouerait-on comme atout de Madagascar l’avantage d’offrir

    la main-d’œuvre parmi les moins onéreuses au monde. Les financements valent bien le cynisme de sacrifier les plus défavorisés : telle est la devise que l’on soupçonne avoir présidé à cette politique de soumission aux capitaines des capitaux internationaux.

    Léo Raz

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