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    Gréve du SGM et du SPAPM : l’appareil judiciaire paralysé

    Gréve du SGM et du SPAPM  : l’appareil judiciaire paralysé

    Le personnel de l’administration pénitentiaire et les greffiers sont toujours en grève. Le mouvement commence à peser lourd sur le système judiciaire.

    Deuxième journée de grève pour les agents pénitentiaires et les greffiers. On peut affirmer que l’appel à la grève a été très suivi, surtout du côté du personnel de l’administration pénitentiaire. Ce qui est sûr, c’est que la grève du personnel des deux corps rattachés au ministère de la Justice a entièrement paralysé l’appareil judiciaire.

    En tant qu’auxiliaire de justice le plus proche du juge et responsable du bon déroulement de la procédure et de l’authenticité des actes établis par les magistrats, le greffier doit assister à l’audience et au défèrement. Les greffiers sont aussi chargés des tâches matérielles de rédaction, de reproduction des actes.

    Les justiciables sont donc les premiers à en pâtir car à la suite de leur réunion, les greffiers ont décidé de suspendre le service minimum. En d’autres termes, il n’y aura pas de délivrance de casier judiciaire ni de billet d’écrou durant la grève. Il n’y aura pas non plus d’audience. Une fois de plus, Nicolas Rabenandrasana, leader syndical, a expliqué que la grève se poursuivra tant que les revendications des greffiers ne sont pas satisfaites. Par conséquent, plusieurs audiences ont été ajournées ultérieurement.

    Désagréments

    De leur côté, les agents pénitentiaires ont également poursuivi leur grève. Comme ils l’avaient toujours annoncé, il n’y aura pas de nouvelle incarcération ni de transfert au tribunal. Il en est de même pour l’escorte des détenus. Les effets de la grève commencent aussi à se ressentir chez les forces de l’ordre. Il se trouve en effet qu’au train où vont les choses, les chambres de sûreté n’arriveront plus à contenir les personnes placées en garde à vue.

    Tout en reconnaissant que le mouvement provoque immanquablement des désagréments aux justiciables, César Diderot Realy, président du Syndicat du personnel de l’administration pénitentiaire, a déclaré que c’est l’inertie de l’Etat qui en est la principale cause. Sur ce point, des responsables au sein du ministère de la Justice ont fait savoir que les négociations sont en bonne voie et que des solutions ont déjà été apportées en vue de mettre fin à cette situation.

    Mparany

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