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    Nomination du Premier ministre : une manigance politico-politique

    Nomination du Premier ministre  : une manigance politico-politique

    La nomination du nouveau Premier ministre continue à faire débat. Dans cet exercice, les partis «Miaraka amin’i Prézidà Andry Rajoelina» (Mapar) et «Malagasy miara-miainga» (MMM) se trouvent en première ligne.

    Les deux formations politiques estiment que la loi fondamentale continue à faire l’objet de violations par les ténors du régime, à commencer par le sommet. A ce titre, selon les deux partis, la nomination du nouveau locataire de Mahazoarivo vient de rallonger une liste de décisions anticonstitutionnelles. «Pour nous au sein du Mapar, l’esprit de l’article 54 de la Constitution est clair (…) mais celui-ci est bafoué. En principe, il nous appartient, à nous Mapar de présenter le Premier ministre », a noté hier l’élu du Vè arrondissement de la capitale, Naivo Raholdina lors d’un entretien à son bureau. Il ajoute qu’«Après deux ans de non-respect de la Constitution, nous pensions qu’il était temps de revenir au fondamentaux mais il semble ce ne soit pas encore le cas. Quel ne fut notre étonnement lorsque ce sont encore des groupes de parlementaires qui ont été consultés lors de la nomination du Premier ministre. Cela n’est pas dans la Constitution et ce n’est écrit nulle part qu’il faudrait proposer une liste de noms à travers des groupements parlementaires», a-t-il expliqué.

    Sur sa lancée, le cadre du Mapar ne mâche pas ses mots. «Nous n’avons pas soumis de nom et nous n’allons pas participer à la mise en place de ce gouvernement car c’est anticonstitutionnel. Cela n’apportera nullement le développement tant attendu», a fait savoir notre interlocuteur comme pour annoncer que ceux qui se réclament du Mapar au sein du futur gouvernement sont des usurpateurs. Il a d’ailleurs précisé qu’il existe des «Mapar fantômes» mais qui ne sont que des «figurants». Une pique à peine voilée à l’endroit des transfuges élus sous les couleurs de la formation politique de l’ancien Président de la Transition mais qui ont choisi de virer son cuti et de soutenir le régime actuel.

    Logique

    Pour remédier à l’imbroglio actuel, le Mapar estime qu’il faut revenir à la source de ces maux. «Ce que nous revendiquons, c’est le retour au respect de la Constitution car c’est l’une des sources de la crise depuis deux ans. S’il avait nommé un vrai Mapar, nous n’en serions pas là aujourd’hui. C’est nous qui avons fait voter pour lui». Du reste, le député Naivo Raholdina déclare que, sur le plan personnel, le parti dont il est membre n’a aucune animosité envers l’actuel Chef du gouvernement. «Nous ne tenons qu’à la Constitution», a-t-il martelé. Et lui d’apporter des précisions, «Je ne pense pas que les deux anciens Premiers ministres soient des nuls sinon pourquoi l’un d’eux est-il devenu vice-président de la Chambre haute».

    Du reste, l’élu du Vè arrondissement trouve illogique le fait que l’actuel Premier ministre fasse partie du gouvernement jugé incompétent. «Lorsqu’une équipe de foot joue et que celle-ci connait sans cesse la défaite en dépit des changements de capitaine, et qu’on désigne un joueur de l’équipe comme capitaine, est-ce normal ? Ce sera encore pire. Comment les éléments de capitaines incapables pourraient-ils devenir performants, c’est illogique. Pour nous, c’est simplement du calcul politique. Le régime a une visée, 2018», a-t-il soutenu en lançant que «Le principal problème se trouve au plus haut sommet de l’Etat».

    J.P.

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