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    Litterature : Henri Rahaingoson casse sa plume

    Litterature : Henri Rahaingoson casse sa plume

    C’est un géant de la littérature malgache qui a marqué les dernières décennies de l’histoire de l’art qui vient de s’en aller pour toujours. Henri Rahaingoson, plus connu sous son nom de plume «Di…» est décédé, hier, à l’âge de 78 ans.

    Linguiste, poète, écrivain, traducteur, professeur…, Henri Rahaingoson a plus d’une corde à son arc. Rappelons qu’il a été vice-président de la section «Arts et Lettres» de l’Académie nationale malgache et vice-président d’honneur de l’Havatsa-Upem. Initiateur du mois de la Langue maternelle lancé en 1993, il fut également professeur de langue et traduction à l’université Samis-Esic et enseignant chercheur à l’université d’Antananarivo. Henri Rahaingoson n’avait seulement pas une plume d’exception, il s’était fait connaître du grand public pour avoir été un fervent défenseur de la culture traditionnelle et de la langue malgache.

    L’annonce de sa mort a suscité une grande émotion et de nombreuses réactions. «C’est avec beaucoup d’émotion et de tristesse que nous avons appris la disparition de Henri Rahaingoson. Il nous a fait l’immense honneur de participer à plusieurs éditions des Journées de Madagascar à l’Unesco. Sa passion, son intelligence et sa grande gentillesse laisseront un immense vide», rapporte un communiqué émanant de la Représentation permanente de Madagascar auprès de l’Unesco.

    «Ma langue, je la fais souveraine, quant à celles d’autrui, je les maîtrise et les fais miennes, c’est à travers ce leitmotiv qu’il s’est, depuis toujours, impliqué pour la promotion de langue malgache. Un grand homme et un excellent professeur à la fois, il nous a laissé un héritage d’une valeur inestimable», confie un de ses élèves actuellement journaliste au sein d’un quotidien local.

    La dépouille mortelle sera inhumée, samedi prochain, à Betafo Ambohimangakely, avant un dernier hommage à la FJKM Analakely. La rédaction s’associe à la douleur des proches du défunt.

    Joachin Michaël

     

    2 réponses à "Litterature : Henri Rahaingoson casse sa plume"

    1. Lanvin André  14/04/2016 à 10:40

      Henri, son épouse, ses enfants ensuite, toute une histoire pour moi. Toute mon affection pour ceux qui aujourd’hui vont perpétuer sa mémoire. Pasteur A. Lanvin

    2. Thierry Sinda  15/04/2016 à 06:12

      Henri Rahaingoson fut un solide intellectuel amoureux des lettres françaises et malgaches. On peut dire de lui, qu’ il fut un érudit des hauts plateaux, profondément malgache, c’ est à dire autant discret que possible, et se tenant à bonne distance du tintamarre des hommes de culture à bon marché qui exhibe sur la place publique un prêt-à-penser mal réchauffé et des plus insipide et superficiel. Il est le parfait reflet du précieux Madagascar d’ hier. Et comme je le disais de manière prémonitoire, il y a si peu de jours à Paris en sa présence – où il nous avait fait, comme à son habitude, un brillant exposé, sans notes, portant sur les 150 ans de la presse malgache à la demande de l’ AIFM de Francine Ranaivo – un vieillard qui meurt c’ est une bibliothèque qui brûle(Amadou Hampate Ba) .Les jeunes pousses, ce jour ,buvaient son savoir sans limite: Hanitra Salomon (la petite fille de Dox et présidente de l’ UPEM France) Rainibemirindra Andramanalinarivo (le plus jeune honoré de l’ Ordre des arts et Lettres et culture malgasy) et quelques autres. Mon ami Henri a rejoint la terre des ancêtres, que celle-ci lui soit légère en cette année de Francophonie mondiale où lui et moi caressions le projet d’y inclure un récital de poésie. Je suis heureux qu’il soit inscrit à tout jamais en lettres d’or dans mon ouvrage “Anthologie des poèmes d’amour des Afriques et d’ Ailleurs” disponible au CCF de Tana. Bonne route et envoie-nous des messages de paix, de poésie et d’amour pour notre Afrique dite aujourd’hui globale…

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