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    Madagascar il y a 100 ans : M. Lebureau à Madagascar

    Nous disions que les indigènes de la Grande Île manifestaient une certaine méfiance à l’égard des coupures de 5 francs de la Banque de France et nous avions ajouté qu’il serait utile d’éduquer le Malgache à ce point de vue.

    Nous ajouterons aujourd’hui qu’il serait bon que les fonctionnaires blancs leur donnassent l’exemple. En effet, des protestations fort vives se sont élevées dans le petite commerce de Tamatave, notamment parmi les négociants du marché qui se voient refuser leurs coupures par… le percepteur lui-même.

    Ce facétieux fonctionnaire qui comprend si mal son rôle est-il d’une essence supérieure aux percepteurs des autres marchés de la colonie qui, tous, acceptent les « petits bleus » de la Banque de France.

    Ce n’est pas tout.

    À Tananarive, dans les bureaux du gouvernement général ainsi que dans les autres services de l’Administration, les emplois d’auxiliaires sont tenus par des femmes, et la colonie entière a approuvé cette initiative de M. Garbit.

    À Tamatave, il en est tout autrement. Les emplois sont confiés à des indigènes ; à la douane, ce sont deux Malgaches dont un gradé qui assurent le service, mais comme ils ne sont pas assermentés, ils ne peuvent dresser le moindre procès-verbal.

    Est-ce qu’il n’y aurait plus d’honnêtes Français, dans ce port, qui soient susceptibles d’occuper ces postes ?

    La crise du papier aux colonies

    De la Tribune de Madagascar :

    On nous demande pourquoi nous n’avons pas publié le jugement du 19 février dans la Tribune.

    Bien simple : le papier journal extrêmement rare et coûte 140 % plus cher actuellement qu’avant la guerre, le papier d’emballage, on le sait ailleurs que chez nous, est augmenté de 230 %. Or, des papiers commandés il y a six mois ne nous parviennent pas. Nous avons fait un très gros effort en publiant un journal sur six pages sans augmentation de prix.

    On voudra bien reconnaître que nous ne pouvions faire plus.

    Le Courrier colonial

    [Cette crise du papier est, selon toute vraisemblance, la raison pour laquelle les journaux de Madagascar manquent pour ce mois d’avril 1916. Nous publierons, pendant quelques jours, en remplacement d’articles d’actualités, des Contes et légendes bara publiés en 1916 dans le Bulletin de l’Académie malgache.]

    www.bibliothequemalgache.com

     

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