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    Le développement aux oubliettes : objectif : 2018 pour le régime

    Le développement aux oubliettes  : objectif : 2018 pour le régime

    Le nouveau gouvernement risque d’enflammer les critiques dans les jours à venir. Il est clair que le développement ne sera pas la principale mission de cette équipe qui fait la part belle aux revenants.

    Un mauvais signal qui alerte. Le gouvernement tant attendu vient d’être présenté, hier au palais d’Etat d’Iavoloha devant le Chef de l’Etat et le Premier ministre. A première vue, aucun signe de bon augure ne pointe à l’horizon. C’est du déjà vu, c’est du pareil au même. Un ministre que tout le monde a cru être le premier sur la liste, est retenu, mais a juste changé de département. Il s’agit de Roland Ratsiraka.

    Gouvernement de campagne

    Loin d’être un gouvernement de combat, c’est une équipe de propagande présidentielle qui vient d’être formée. Quand le Premier ministre reste à son poste en tant que ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, il y a de quoi s’interroger. Plus d’un parle déjà d’une mainmise totale des précédentes élections à venir, notamment la présidentielle.

    Il est donc évident qu’à travers cette disposition, le pouvoir entend, quoi qu’il arrive, mettre tous les atouts de son côté en vue des élections de 2018. Car il s’agit d’un ministère clé où le détenteur du pouvoir continuera à mettre la pression sur les représentants de l’Etat au niveau des collectivités territoriales décentralisées. L’histoire rappellera que l’ancien Président de la République Marc Ravalomanana a également fait la même erreur en gardant son Premier ministre comme ministre de l’Intérieur. Certes, il a gagné la présidentielle mais la suite a été catastrophique pour lui.

    D’ailleurs, l’on anticipe déjà sur les ruminations des partenaires techniques et financiers du pays, avec les dérapages en tout genre qui vont venir car le premier responsable de l’administration ne fera pas de cadeau à la démocratie et aux droits de l’homme. Pis encore, le développement sera au second plan car avec cette mission purement électorale, le gouvernement n’aura pas le temps de s’occuper de la lutte contre la pauvreté et encore moins de développement durable. Est-ce à dire que le Plan national de développement initié avec l’ancien Premier ministre est tombé à l’eau ? Nul ne doute qu’avec ce nouveau gouvernement, çà soit bien le cas.

    Des têtes bien connues

    En effet, il faut signaler que l’un de ces nouveaux ministres a déjà eu maille à partir avec la justice, dont le procès de détournement commis au niveau du ministère concerné à l’époque de la Transition a fait grand bruit. La personnalité avait été accusée de trafic d’influence et de détournement de matériels appartenant au dit ministère, tels que des ordinateurs, un vidéoprojecteur, des imprimantes, du matériel de bureau et des biens mobiliers. D’autres ont été tour à tour ministre au cours de la Transition et représentants de Madagascar à l’étranger, sans résultat probant.

    En somme, ce gouvernement n’apportera nullement le développement tant souhaité par la population. La seule certitude concerne les visées électorales sur lesquelles le régime veut, coûte que coûte, asseoir sa base d’une manière pas très démocratique.

    Haja Ramasindray

     

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