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    Loi sur l’insécurité : des amendements exigés sur les textes

    Loi sur l’insécurité  : des amendements exigés sur les textes

    Le comité national de vigilance, réinstauré en 2002, réclame des amendements sur le décret 94-608 du 28 septembre 1994, relatif à la participation active de la population par le biais des «Andrimasom-pokonolona».

    Le comité de vigilance a remis aux différentes autorités et partenaires qu’il a invitées vendredi dernier à la salle de réunion de l’ANS Ampefiloha, le dossier renfermant les amendements sur la participation active de la population dans la protection des personnes et de leurs biens. Ce, pour qu’il y ait par la suite une version finale à soumettre au gouvernement.

    Ces amendements concernent plus d’une dizaine d’articles, entre autres, le fait que ce comité soit sous l’égide directe du maire dans l’article 2, l’instauration du comité national de vigilance composé de 52 membres dans l’article 4, des membres qui seront nommés par arrêté ministériel pour un mandat de 25 ans dans l’article 5, une allocation mensuelle et des avantages suivant la disponibilité du fonds national de sécurité dans l’article 9, et l’annulation de la nécessité d’une autorisation de port d’arme, que ce soit traditionnelle ou à feu de catégorie 3, dans l’article 15.

    «L’objectif est de faire en sorte qu’on prenne en considération l’importance des 52 membres qui composent le comité national, entre autres, sur les assurances et indemnités pour qu’ils puissent exercer en toute sérénité leur mission», a expliqué la coordinatrice nationale de ce comité, Florence Rahantasoa.

    Synchronisation des actions

    L’un des objectifs de ces amendements concerne également la synchronisation des actions afin d’assurer la protection des personnes et de leurs biens. D’après Florence Rahantasoa, «Les dirigeants qui se sont succédé ont tous ignoré l’existence du décret 94-608. Ils ont utilisé le comité de vigilance à des fins politiques. Cela à l’exemple des événements de 2009, où plus d’une trentaine de membres composent les «Andrimasom-pokonolona», malgré les textes qui ne prévoient que deux seulement par quartier».

    Lors de ces événements politiques, notamment depuis 2002, le comité de vigilance a toujours été utilisé à tort et à travers Il n’était pas rare de l’exploiter pour contrer ceux qui étaient au pouvoir, se dissimulant sous le prétexte d’un mouvement populaire et défend de ce fait les personnes et leurs biens. A en juger la teneur de ces amendements réclamés, l’on est en droit de penser que ce n’est qu’un moyen utilisé pour pérenniser les pouvoirs en place, surtout avec cette nomination par arrêté ministériel pour un mandat de 25 ans, comme il est proposé dans l’article 5. D’ailleurs, au départ, les membres du comité de vigilance sont désignés par le maire en exercice, renforcé par un arrêté ministériel.

    Sera R

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