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    Chronique : Martyr pour la bonne cause

    Un changement de gouvernement signifie aux yeux du public que le dernier n’a pas donné satisfaction. Lorsque l’on change de Premier ministre et que l’on retrouve dans le nouveau gouvernement nombre de ministres de la précédente formation et que c’est même l’un de ceux-ci qui se trouve promu au rôle de Premier, difficile de ne pas faire porter le chapeau de l’échec au seul capitaine de l’ancienne équipe. Le nouvel ex, sans doute ayant eu le pressentiment de cette cabale, a freiné des quatre fers afin de ni endosser l’habit de martyr qui se sacrifie pour la cause du « boss » ni jouer le rôle du bouc-émissaire. L’avenir menace de surprise à ce propos.

    La double récidive d’une courte durée du gouvernement et d’une difficulté à se débarrasser du Premier ministre en place, laisse planer un doute sur les capacités du Président à s’entourer de collaborateurs efficaces et fidèles. La charge de cette responsabilité eut été dévolue à la majorité au sein de l’Assemblée Nationale si d’aventure on eut respecté la Constitution à propos du mode de désignation du Premier ministre.

    Les dés sont désormais jetés, des dés pipés selon certains car il semble qu’il y a eu encore l’achat d’un ou de deux achats de Juda et que l’on n’a même pas eu la main heureuse ne s’agissant pas du meilleur Juda tant du point de vue de l’efficacité que sur le plan de l’efficacité au travail. Requinqué ou clopin-clopant le nouveau gouvernement doit mettre les bouchées doubles, le Président arrive à mi-parcours de son mandat, il faudra produire deux fois plus pour obtenir en deux ans et demi les résultats de cinq ans. Seul un tel bilan conditionne sa réélection, il semble bien que se succéder à lui-même ne le désintéresse pas. Il n’y a pas d’illusion à se faire, une réélection se mérite, la population jugera sur pièce et non sur des discours et promesses, les concurrents, adversaires, et parfois ennemis ne vont pas faire de cadeaux. Sans résultat concret il ne s’agit pas de tabler sur la prime au sortant, déjà que les mauvaises langues véhiculent déjà l’accusation d’une volonté d’avoir mainmise sur l’administration quand le Premier ministre garde la haute main sur l’Intérieur, ministère dont il a acquis une bonne expérience.

    Léo Raz

     

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