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    Violence conjugale : Hanitriniaina raconte son «calvaire»

    Violence conjugale  : Hanitriniaina raconte son «calvaire»

    Eprise d’amour pour un jeune homme de sa classe sociale, Hanitriniaina R. habitant le quartier populeux «La Réunion kely» à Ampefiloha depuis des années raconte comment son rêve bleu s’est transformé en un cauchemar dans un monde de la croix et de la bannière. Parmi les victimes de violence conjugale, elle s’est bien débattue pour sauver son couple et son foyer. Interview.

    *Les Nouvelles : Raconte-nous un peu comment avez-vous rencontré votre mari ?

    -Hanitriniaina R. : J’ habitais à la campagne, à Ambohimandroso sur la RN7. Et pour subvenir aux besoins de la famille, comme la majorité des jeunes filles de mon âge, j’ai du émigrer dans la capitale à la recherche d’un travail domestique. Une famille du côté d’ Ambondrona m’a embauché et c’est là qu’on s’est rencontrés pour la première fois. C’était, il y six ans de cela.

    *C’était le grand amour…

    -Dès notre première rencontre, il m’a déclaré son attirance vis-à-vis de moi, et m’a persuadée par la suite de venir travailler avec lui. D’après lui, son métier est plus rentable que celui d’une domestique, avec en sus d’être son propre patron. –

    * Que faisait-il comme travail ?

    -Comme activité de subsistance, mon mari achetait des bouteilles usagées et de l’aluminium en parcourant les quartiers de la capitale, pour les revendre ensuite.

    *Et vous n’avez pas dit non ?

    -Après deux mois de fréquentation, il a réussi à me convaincre, à la seule condition de venir chez mes parents, à Ambohimandroso, pour demander ma main. Ce qu’il a accompli par la suite, il y a six ans de cela. Il habitait déjà «La Réunion kely», mais il m’a promis que ce n’est que provisoire, et que nous achèterons un terrain à la campagne, une fois qu’on aura réuni assez d’argent.

    * A quel moment votre mari s’est-il mis à changer ?

    -Au cours des deux premières années de notre mariage, tout s’est bien déroulé sans aucun incident majeur. La naissance de notre premier fils n’a fait que raffermir notre lien. Ce n’est qu’après avoir trouvé une autre source de revenu qu’il s’est mis à changer.

    *C’est-à-dire…

    -En effet, nous avons laissé tomber les bouteilles usagées contre la collecte d’os de zébu. Achetés à 100 ariary le kilo, nous les revendons ensuite à 300 Ariary. Cela sans parler des os que nous ramassons auprès des gargotes. Des os qu’on utilise dans la fabrication de provende et de «Ranomena» (Une préparation à base d’os brûlés utilisée par les tradipraticiens contre la grippe). En moyenne, nous réussissons à gagner au moins dans les 20 à 25 000 ariary par jour. Mais si le commerce familial commençait vraiment à être rentable, notre foyer, par contre était au centre d’un remue-ménage au quotidien.

    *Qu’est-ce qu’il a fait ?

    -Pour commencer, il s’est mis à boire et a gardé à lui tout seul notre gain, malgré le fait qu’on soit toujours ensemble jusqu’ici, à faire la collecte. Puis il a courtisé d’autres filles, et il n’a pas honte de me les présenter. De ce fait, il lui arrive assez souvent de ne pas rentrer à la maison.

    *Face à cette situation comment avez-vous réagi ?

    -Concernant les filles, je n’ en faisais pas tout un plat. Je lui ai seulement réclamé ma part dans la collecte d’os. Cependant, à la moindre remarque que je lui fais sur ce point, notamment sur notre projet d’acheter un terrain, je reçois des injures et des coups en retour. Il me frappe avec tous les objets qui lui tombent sous la main, même un couteau. Il ne s’arrête que lorsque j’appelle à l’aide.Voyez, tout mon corps est plein d’ecchymoses et de bleues, et cette cicatrice que vous voyez sur mon bras a été laissée par une blessure au couteau. Cette galère dure depuis quatre ans. Le pire est que nous avons perdu notre deuxième enfant, suite à un coup de pied qu’il m’a donnée au ventre, et j’ai failli en mourir.

    *Malgré tout, vous n’avez pas quitté votre domicile conjugal ?

    -Après cet acte, il a juré de ne plus recommencer et de laisser tomber, une bonne fois pour toutes, la consommation d’alcool. Mais cela n’a duré que quelques mois, ensuite il a récidivé. La dernière violence en date est survenue jeudi dernier, il m’a alors lancé une assiette à la figure. Las de cette situation, nos voisins ont porté plainte auprès de notre chef de quartier. Ce dernier a déposé une plainte de réserve au commissariat. Depuis, il a changé mais j’en doute. S’il ose encore me frapper, cette fois-ci je le quitte pour de bon et je vais rentrer chez mes parents à Ambohimandroso.

    Sera R.

    Une réponse à "Violence conjugale : Hanitriniaina raconte son «calvaire»"

    1. saholy raza  19/04/2016 à 14:07

      tena mampalahelo mizaka ny mafy ny vehvavy raha ny hevitro dia haleo miala maty eo ianao kamboty ny ankizy izy afaka manolo

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