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    Justice : Charles Andriamiseza, condamné à en redorer le blason

    A priori, le nouveau ministre de la Justice, Charles Andriamiseza est conscient des défis qui attendent son département notamment en matière de lutte anticorruption. Même s’il a indiqué que son ministère redoublera d’efforts en gardant le rythme imprimé par la ministre sortante, autant dire sans complaisance que la continuité de l’Etat doit prendre un autre a sens devant la barre.

    C’est bien de dire en marge d’une passation de service avec son prédécesseur, Noëline Ramanantenasoa que «Nous allons d’abord continuer les efforts déjà entrepris jusqu’alors dans le cadre de la Politique générale de l’Etat (…). Nous avons déjà obtenu des fonds de la part des partenaires dans cette lutte, notamment au niveau des directions de contrôle auprès du ministère ou encore au niveau de la Cour suprême pour examiner toutes les juridictions». Tout le monde a promis les mêmes choses, mais seuls les résultats comptent.

    «Auparavant, il n’y a pas eu d’inspection et donc les incompétences font corps à la corruption. Désormais, ce ne sera plus le cas (…). Des magistrats passeront en conseil de discipline dans les jours à venir et c’est le Conseil supérieur de la magistrature qui statuera», a-t-il détaillé.

    Confiance

    Le retour de la confiance de la population envers la justice, qui passe bien évidemment par la réussite de la lutte contre la corruption, figure en effet parmi les paramètres à prendre en compte au moment de dresser le bilan d’un Garde des sceaux, et plus tard celui du gouvernement entier. Lors de sa prise de fonction officielle, le nouveau Premier ministre Olivier Mahafaly avait soutenu que ce point figurera parmi ses priorités. Le rapport 2015 sur les droits humains établi par le Département d’Etat américain publié cette semaine avait par ailleurs noté l’inefficacité judiciaire du pays.

    En tout cas, l’actuel ministre de la Justice estime qu’en dépit de l’existence des brebis galeuses, des hommes de loi font quand même des efforts louables. «Il y a plus de mille magistrats dans ce pays et même si certains font du bon boulot, parfois on ne s’intéresse qu’à une infime partie qui continue dans les mauvaises pratiques», a-t-il insisté en misant sur les défis relevés au niveau des concours d’entrée à l’Ecole nationale de la magistrature et des greffes (ENMG).

    Hier, en tout cas, le ministre s’est aussi prononcé sur la grève des greffiers et des agents pénitentiaires qui continue de marquer le milieu de la justice, ces jours-ci. «Comme vous l’avez déjà entendu ou lu à travers les médias, après cette passation je vais les appeler pour dialoguer, aussi bien les agents pénitentiaires que les greffiers. Cependant, il existe des étapes à franchir pour répondre à leurs revendications. Aujourd’ hui, je ne vais pas vous donner de date précise mais cela se fera incessamment. A titre d’exemple, concernant les émoluments, le décret est déjà prêt mais cela attend le conseil des ministres», a-t-il expliqué.

    Jao Patricius

     

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