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    Madagascar il y a 100 ans : contes et légendes bara (4)

    III. – Le Rat et le Chat (Troisième version)

    (Suite.)

    En chemin, il rencontra les parents du Chat qui lui demandèrent curieusement où il s’était procuré une telle quantité de viande. Le Rat répondit qu’il venait d’une veillée mortuaire où l’on avait festoyé et où beaucoup de bœufs avaient été abattus. Il offrit amicalement de partager ses victuailles avec eux ; ils acceptèrent aussitôt, ravis de l’aubaine. Le Rat leur laissa généreusement la plus grande partie de la viande qu’ils se mirent à dévorer à belles dents.

    Tout en s’éloignant à petits pas, le Rat, tout heureux du succès de sa ruse et du bon tour qu’il avait joué aux frères du Chat, murmurait entre ses dents : « Faites bonne chère, braves gens, vous mangez votre parent ! » – « Que dis-tu, » lui crièrent-ils. – « Rien, » dit le Rat, et il continua sa route, en répétant gaiement à voix plus haute : « Soyez heureux, soyez heureux, c’est votre parent que vous mangez, c’est votre parent que vous mangez ! » Et il s’enfuit de toute la vitesse de ses courtes jambes ; mais il fut bien vite rattrapé par les Chats qui avaient entendu ses dernières paroles. – « Traître, lui dirent-ils, nous avons cru en ton amitié, et tu nous trahissais en brûlant vif notre malheureux frère et en dévorant son cadavre ! Tu seras puni de ta fourberie et de ta déloyauté par la peine du talion, car tu seras mangé, toi aussi, et tous tes descendants auront le même sort que toi. » Ils croquèrent le Rat, incontinent.

    C’est pourquoi, jusqu’aujourd’hui, les chats sont les ennemis irréconciliables des rats qu’ils sont obligés de manger sous peine de malédiction.

    1. – Le Hérisson et le Caïman

    Le Hérisson avait pris la place qu’occupait le Caïman.

    Celui-ci revint, et dit, furieux, à l’intrus : « Ôte-toi de là et rends-moi ma place, car tu es plus petit que moi. » – « Si petit que je sois, répondit le Hérisson, j’ai bien le droit de m’asseoir là où il me plaît. »

    Incontinent, le Caïman l’avala, mais le Hérisson avec ses piquants lui resta dans le gosier et le Caïman mourut étouffé.

    De là le dicton : si petit que soit le Hérisson, le Caïman ne peut l’avaler.

    (À suivre.)

    Bulletin de l’Académie

    malgache

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