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    « Migration et nationalité à Madagascar » : nécessité d’une politique bien définie

    « Migration et nationalité à Madagascar »  : nécessité d’une politique bien définie

    Le sujet de la migration continue à susciter des débats politiques dans le monde. Et en se référant à l’Histoire et à la période coloniale en particulier, autant dire que Madagascar ne fait pas exception à la règle. La brochure intitulée « Migration et nationalité à Madagascar» de Lova Rabary (historienne, juriste et journaliste) et Andry Rakotonanahary, sociologue, retrace le passé malgache sur la migration et évoque les enjeux actuels face à ce phénomène.

    La présentation d’une brochure intitulée «Migration et nationalité à Madagascar», en collaboration avec la Friedrich Ebert stiftung (Fes) s’ est déroulée à l’Espace Dera Tsiadana, hier. En rappelant l’origine du peuple malgache, les deux auteurs ont tenu à retracer le processus de migration à Madagascar à l’époque de la colonisation.

    Selon ce recueil, nombreux étrangers de passage dans notre pays ou qui sont devenus résidents ne se sentent pas intégrés dans la société malgache. Et ce malgré notre sens légendaire de l’hospitalité. Et en raison d’une loi discriminatoire, les communautés qui ont vécu des siècles durant dans le pays sont toujours considérées comme des apatrides ou des individus sans nationalité. D’après les deux auteurs, nombreux parmi ces étrangers ont bénéficié de la double nationalité, si d’autres en ont été privés pour diverses raisons.

    En effet, quatre principales catégories d’étrangers existent à Madagascar et ces communautés ont chacune leur façon de s’ intégrer dans la société malgache. Les Français marquent leur présence dans le secteur industriel. A l’heure actuelle, 24500 Français sont enregistrés à Madagascar. Les Comoriens, eux, sont plutôt visibles dans la migration estudiantine. Les statistiques font état de 30 000 immigrés d’origine comorienne à Madagascar. Avec une forte capacité d’adaptation, 40 000 à 60 000 Chinois sont installés à Madagascar. Ils opèrent surtout dans la construction des routes et des voies ferrées et bien évidemment dans le commerce. Les «Karana», communauté d’ origine indienne sont repartis en 5 groupes socioreligieux. Les 22000 Karana recensés sont surtout actif dans le domaine commercial.

    Conjuguer le passé au présent

    La question de la diaspora, constituée des communautés malgaches vivant hors du territoire national est également évoquée dans cette brochure. Actuellement, le nombre des membres de la diaspora malgache installée en France est estimé entre 5000 et 150000. Leur recensement était difficile à réaliser à cause de la double nationalité que certains possèdent. Ces Malgaches sont partis en France pour travailler ou pour étudier. D’après l’historienne Lova Rabary, cela remonte à l’époque de la colonisation. 83% étaient affectés dans les usines d’armement ou aéronautiques. Des esclaves ont également été envoyés dans les îles françaises d’outre-mer.

    Les deux auteurs essaient d’apporter des solutions face aux nombreux problèmes liés à la migration à Madagascar. D’après eux, une politique d’immigration doit d’abord être établie grâce à la «naturalisation», en faisant jouir le droit français à un Malgache qui vit en France et vice-versa.

    Par ailleurs, l’accueil des investisseurs et la promotion touristique sont également à réviser. Ils ont également insisté sur l’accueil des Malgaches à travers le pays durant les déplacements intérieurs pour de multiples raisons. Une politique de l’emploi doit être élaborée afin de répondre aux besoins des jeunes. Et ce notamment pour faciliter l’accès aux différentes bourses extérieures. Enfin, le libre échange entre les étrangers et les Malgaches doit se manifester à travers la migration et la nationalité.

    Mamisoa Antonia

     

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