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    Anosizato : trente taxis-be en fourrière en une journée

    Anosizato : trente taxis-be en fourrière en une journée

    Une trentaine de taxis-be de la ligne suburbaine G, appartenant à la coopérative Kofiamo viennent d’être mis en fourrière par les PR de la gendarmerie d’Anosizato, rien que dans la journée de samedi dernier. A noter que la ligne G relie Anosy à Alakamisy-Fenoarivo, en passant par Anosizato et Ampitatafika.

    Ces véhicules ont été mis en fourrière au motif de violation de ligne, c’est-à-dire qu’ils ont emprunté d’autres itinéraires en dehors de celui défini dans le cahier des charges. Une accusation que la coopérative et les chauffeurs qualifient d’abus d’autorité par les forces de l’ordre, car selon leurs dires, ils ont toujours suivi scrupuleusement le trajet stipulé dans le cahier des charges le jour de cette mise en fourrière.

    En effet, il est utile de noter qu’une réunion a eu lieu au début de ce mois d’avril entre les dirigeants des coopératives passant par Anosizato, la gendarmerie, la mairie de cette localité, ainsi que des représentants de la direction du transport routier. A l’issue de cette rencontre, il a été décidé que les taxis-be vont désormais devoir effectuer une déviation à la bifurcation d’Antandrokomby-Anosizato, dans le but d’alléger les embouteillages dont l’ampleur n’est plus à démontrer sur les lieux. A part le procès-verbal (PV) de réunion, un arrêté municipal, stipulant qu’un traçage au sol suivi d’un panneau de signalisation seront à concrétiser pour que cette décision soit dans les règles.

    Le jour suivant, un panneau de signalisation mobile a été implanté sur les lieux, lequel est retiré lorsque la circulation devient fluide. Et le jour de cette mise en fourrière, ce panneau n’était justement pas visible. «Ce qui a amené les chauffeurs à emprunter l’ancien trajet décrit dans le cahier des charges. D’autant plus que ni le traçage au sol, ni l’arrêté municipal n’ont encore été faits, sans parler de l’absence du panneau», se défend le président de la coopérative Kofiamo, Rafidy.

    De son côté, la gendarmerie a répliqué que c’est un taxi-be de la ligne G qui a embouti le panneau, raison pour laquelle celui-ci a été arraché de son lieu d’implantation ; d’ailleurs en l’absence d’un arrêté municipal, le PV de réunion peut le remplacer. Au lieu de se placer donc à la bifurcation d’Antandrokomby, en l’absence du panneau, ils ont préféré «attendre au tournant» les chauffeurs pour distribuer les PV de mise en fourrière. «Un panneau que la commune a oublié de remplacer malgré l’amende perçue à cet effet, sans parler de l’oubli de l’arrêté et celui du marquage au sol», déplore le président de la Kofiamo.

    Sera R.

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