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    Revendications des enseignants : les syndicats reviennent à la charge

    Revendications des enseignants : les syndicats reviennent à la charge

    Les maux de l’éducation ne sont pas encore totalement guéris, en dépit des efforts déployés depuis quelques années. D’après les membres de la plateforme syndicale de l’éducation, il reste encore beaucoup à faire en matière de réforme du système éducatif, qui devrait également inclure la revalorisation des enseignants.

    Alors que l’issue des revendications des syndicats des greffiers et du personnel de l’administration pénitentiaire reste en suspens, les syndicats des enseignants, Aneffa et Sempama-Nosy montent au créneau. Ces derniers reviennent à la charge en mettant en avant une pléthore de revendications, en vue d’améliorer leur pouvoir d’achat. Ces derniers ne sont pas les seuls à avoir leur mot à dire sur la question, une dizaine de syndicats des personnels administratifs et d’appui au sein du ministère de tutelle, entres autres l’AECM, le Sanoma, la Scope, le CNM… sortent également de leur silence pour revendiquer leur intégration dans la Fonction publique. Ces derniers, réunis dans la plateforme syndicale de l’Education, ont rencontré la presse, hier dans les locaux du ministère à Anosy pour appuyer leurs doléances.

    Mis à part le paiement imminent des arriérés de deux ans de vacation des enseignants-correcteurs des examens officiels (CEPE et BEPC), la nécessité de réviser les modalités de recrutement des enseignants Fram est au centre de leurs requêtes. «L’effectif des nouvelles recrues sera porté cette année à 30.000, mais il reste encore près de 50.000 enseignants Fram en exercice. Pour garantir leur intégration d’ici 2018, les syndicats estiment loyal de réviser, à partir de cette année, le quota annuel de recrutement à 20.000 et non 10.000 comme lors des précédentes vagues de recrutement», a souligné le porte-parole de la plateforme syndicale, Aina Ramiandrarivo. En attendant, les syndicats exigent que les enseignants non recrutés perçoivent des «salaires mensuels» d’au moins 200.000 ariary et non de «simples subventions bimestrielles», comme c’est le cas actuellement.

    Ces syndicats demandent également l’annulation des «Contrats» de six ans que les nouvelles recrues devraient honorer avant de jouir officiellement du statut de fonctionnaire. «Leur intégration devrait se faire une fois leur stage d’un an achevé. Pour les sortants des Ecoles normales et des Centres de formation, leur intégration devrait se faire une fois leurs formations achevées», soulignent les syndicats.

    Révision des indemnités pour les fonctionnaires

    Les enseignants fonctionnaires, membres de cette plateforme syndicale de l’Education ont également leurs propres requêtes à faire valoir. Ils réclament la révision à la hausse de leurs différentes indemnités, d’au moins 100.000 ariary chacune. Il s’agit notamment des indemnités forfaitaires de résidence, d’enseignement, de risque et d’éloignement, ainsi que des indemnités de craie et de logement. D’autres rubriques d’indemnités, notamment «l’indemnité de préparation» et «l’indemnité de correction» devraient s’ajouter à cette liste. Par-dessus tout, leur requête relative à l’alignement des grilles indiciaires de tous les fonctionnaires est toujours d’actualité.

    Les membres de la plateforme syndicale accordent un délai de deux semaines au ministère de l’Education nationale (Men) pour donner une suite favorable à leurs requêtes. Les responsables au sein du Men leur a fait comprendre que la satisfaction de telles revendications ne relève pas uniquement de leur compétence. Ces derniers comptent poursuivre leur démarche en portant leurs réclamations devant l’Assemblée nationale.

    Fahranarison

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