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    Antanimora : 17 nouveaux détenus refoulés

    Antanimora  : 17 nouveaux détenus refoulés

    Les agents pénitentiaires en grève depuis quelque temps déjà ont mis à exécution leur menace. Hier, à la prison centrale d’Antanimora, les nouveaux détenus qui devaient être incarcérés, ont été systématiquement refoulés à l’entrée.

    Sous la conduite du Syndicat du personnel de l’administration pénitentiaire de Madagascar (Spapm), les agents pénitentiaires persistent et signent dans leur mouvement de grève. «Jusqu’ici, aucune action concrète de la part de l’Etat n’est encore palpable. Comme auparavant, tout est au stade d’accords de principe, de promesses, ainsi que de présentation de paperasses attestant la concrétisation de nos revendications», a indiqué hier le président du Spapm, Diderot Realy.

    De ce fait, 17 malfaiteurs appréhendés par la brigade criminelle (BC) d’Anosy ont été refoulés par la prison d’Antanimora, hier, malgré leur mandat de dépôt (MD) en bonne et due forme délivré par le tribunal. Un commissaire de police de la BC a beau insister sur la gravité des actes commis par ces criminels, mais le Spapm est resté ferme sur sa position.

    Ces 17 malfrats s’ajoutent ainsi aux 70 autres personnes qui devaient être incarcérées, samedi dernier. Depuis l’observation de cette grève le lundi 11 avril dernier, plus d’une centaine d’incarcérations restent ainsi en suspens, d’après toujours le président du Spapm. Actuellement, les violons des commissariats de police et ceux de la gendarmerie font office de prison, et certains d’entre eux sont pleins à craquer.

    Réquisition

    Interrogés sur le déroulement des audiences au niveau des tribunaux, en dépit de l’absence des greffiers du fait de leur grève, Diderot Realy a précisé que le ministère a réquisitionné des «employés de courte durée» (ECD) pour les suppléer. «Ce qui est tout à fait illégal vis-à-vis des textes de la procédure pénale», a souligné le président du Spapm. Ce dernier a aussi dénoncé l’existence de différentes pressions sur les grévistes, à l’instar du recours aux réquisitions. «Une action inadmissible dans le cas d’un mouvement syndical», a-t-il mentionné.

    Sera R.

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