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    Madagascar il y a 100 ans : contes et légendes bara (5)

    1. – Le Chien et le Sanglier (deuxième version)

    (Suite.)

    En compagnie de l’Homme, le Chien se mit en route pour aller chercher sa graisse chez le Sanglier. Une lutte terrible s’engagea, mais le Chien, aidé de l’Homme, fut victorieux et rapporta sa part d’héritage.

    Voilà pourquoi le Sanglier ravage les cultures et dévore les récoltes de l’Homme pour se venger de l’appui que celui-ci prêta jadis au Chien.

    Jusqu’aujourd’hui le Chien réclame au Sanglier sa graisse puante, et lui livre bataille dès qu’il le rencontre. Par son aboiement sonore, le Chien appelle sa mère : «Bao ! Bao !»

    VII. – Le Papango et la Poule

    La robe de la Poule se déchira, un jour. Pour la recoudre, elle chercha partout à emprunter une aiguille et s’adressa, dans ce but, à tous les animaux : personne ne voulut lui en donner une, à l’exception du Papango qui lui prêta obligeamment la sienne.

    Mais l’aiguille fut perdue. Lorsque le Papango vint réclamer son bien à la négligente Poule, celle-ci dut lui avouer qu’elle ne retrouvait plus l’aiguille. – «Te l’aurait-on volée ?» – Pas de réponse.

    Devant ce mutisme obstiné, le Papango, fort en colère, dit à la Poule consternée : « Si tu ne me rends pas mon aiguille, je te prendrai tes petits en compensation du dommage causé, jusqu’à ce que tu la retrouves.»

    C’est pourquoi le Papango, de nos jours, enlève les poussins et les petits poulets pour les dévorer : c’est la rançon payée par les descendants de la Poule pour l’aiguille perdue jadis par leur aïeule et non encore rendue au Papango.

    VIII. – Le Caïman et le Chien

    En cherchant leur pâture, le Caïman et le Chien se rencontrèrent un jour dans une vallée. «Qui va là ?» fit le Chien. «C’est moi,» répondit le Caïman. «Je cherche ma nourriture.» Puis il demanda : «Et toi, où vas-tu ?» – «Je suis en quête de gibier,» dit le Chien, qui ajouta aussitôt : «Puisque nous poursuivons le même but il faut que nous soyons amis, si cela te plaît, frère : car moi aussi je cherche ma proie.» – «J’accepte ton offre obligeante,» répondit le Caïman, «car il est bon d’avoir un ami.»

    (À suivre.)

    Bulletin de l’Académie malgache

    www.bibliothequemalgache.com

     

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