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    Forces de l’ordre : interdiction de toute manifestation publique

    Forces de l’ordre : interdiction de toute manifestation publique

    A partir de ce jour, aucun rassemblement ne sera plus toléré par les forces de l’ordre sans l’autorisation de la préfecture, alors que plusieurs manifestations sont pourtant prévues et risquent de faire monter la tension.

    Cela fait des années que la démocratie reste un vain mot à Madagascar. Quant à la liberté d’expression, la relance du texte sur le nouveau code de la communication, à l’heure où des dossiers chauds sont relatés dans les médias, ne relève pas d’une simple initiative. Il y a anguille sous roche. Et encore… au moment où les mouvements syndicaux et les manifestations publiques commencent à défrayer la chronique, le régime par le biais des forces de l’ordre annonce une nouvelle restriction aux libertés de réunion et de manifestation. A entendre les déclarations, autant dire que l’Emmoreg ne compte pas juste maintenir l’ordre.

    «A partir de demain (ce jour, ndlr) toute manifestation sera interdite sans autorisation de la préfecture de police», a indiqué le commandant de la CIRGN, le général Florens Rakotomahanina, hier à Ankadilalana. A vrai dire, le régime a pris cette mesure après la grève tendue des chauffeurs et des receveurs des taxis-be desservant l’axe Sud de la capitale, hier à Ankadimbahoaka. Aux dernières nouvelles, quatre personnes ont été arrêtées. Pour dire que des mesures seront à prendre pour éviter d’éventuels débordements, d’après toujours le numéro un de la CIRGN.

    En fait, dans les pays développés, les forces de l’ordre encadrent le bon déroulement des manifestations. Il va sans dire qu’elles prendront les mesures nécessaires en cas de besoin. Mais à Madagascar, elles sont devenues des moyens de répression. La crainte d’un éventuel débordement et de pillage ne devait pas servir de motifs pour pénaliser toutes manifestations pacifiques.

    A titre d’information, le droit de réunion et de manifestation publique, ainsi que d’autres libertés fondamentales de l’homme, sont prônés par le pacte international relatif aux droits civiques et politiques (art 21) que Madagascar a ratifié en 1971 et que ces droits sont garantis par la Constitution elle-même.

    La CUA déboutée !

    La Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) a également un rôle à jouer quand il s’agit d’autoriser la tenue d’une manifestation. Mais autant dire que dorénavant, elle n’a pas voix au chapitre. Même si la CUA octroie une autorisation, celle-ci ne vaut ce que de droit si le préfet de police n’est pas de cet avis et ce serait certainement le cas, alors que plusieurs manifestations sont pourtant prévues à partir de cette semaine. Les fonctionnaires regroupés au sein du F3M ont, entre autres, déjà déposé leur demande d’autorisation auprès de la commune urbaine d’Antananarivo. Le syndicat des enseignants-chercheurs (Seces) a également déjà menacé de manifester.

    Tahina Navalona

     

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